V Bouton de diamant Mme la baronne Schwartz était encore très belle. Il y avait maintenant plus de douze ans que la couleur avait séché sur la toile de son portrait, pendu, avec celui de M. Schwartz, aux côtés de la cheminée. Le temps semblait avoir eu peu d’action sur cet heureux et serein épanouissement : elle ressemblait toujours au portrait : les yeux brillaient du même éclat intelligent et doux ; nulle ride n’était venue à son heure sillonner le large contour de ce front, les joues gardaient la fermeté de leur ovale, chose rare, et, chose encore plus rare, les attaches du cou restaient irréprochables. C’est dans toute la rigueur du mot qu’il faut dire cela : Mme la baronne Schwartz était très belle, et sans ajouter « pour son âge, » ce correctif désolant. Il y avait maintenant sei


