XIII

1318 Mots

XIIISans avoir approché la duchesse jusqu’à ce jour, sans avoir vécu de sa vie et dans son monde, Roger la connaissait cependant assez pour ne pas se sentir attiré vers elle. Ce n’est pas quand on est en tête des dix ou douze femmes à la mode qu’on passe inaperçue, modeste, simple, timide, obscurément dévouée aux soins de sa maison, ne cherchant pas d’autres joies que celles qu’on trouve dans l’amour de ses enfants et le sourire heureux, plein de reconnaissance et de tendresse de son mari bien-aimé. Modeste, la duchesse d’Arvernes ne l’était point : toujours en représentation, au contraire, bruyante, tapageuse, assidue à toutes les fêtes, fidèle de toutes les premières, celles du théâtre comme celles de l’église, se montrant partout où l’on s’amuse, où l’on se fait voir, et cela si régul

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