IIL’arrivée du duc de Naurouse à Varages avait mis toutes les cervelles en travail et tous les intérêts en jeu. Il semblait que le commerce allait prendre un développement considérable, que la fortune du pays était faite, et qu’on allait revoir les beaux temps du marquis ; ce n’est pas impunément qu’un pays vit pendant plusieurs années des bénéfices de la domesticité. Mais il avait fallu bien vite en rabattre de ces beaux calculs ; lorsque le vieux Camoin avait raconté son premier entretien avec son jeune maître, ç’avait été une véritable stupéfaction dans le pays. – Le matin, j’entre dans la chambre de M. le duc et ça me rend tout guilleret de voir le lit occupé ; vous pensez, ça me reporte à plus de quarante ans en arrière ; je m’imagine que c’est M. le marquis qui dort là, dans les r


