VIIILe lendemain matin à neuf heures, Roger entrait dans l’étude de la rue Saint-Anne, impatient de savoir si Nougaret avait appris ou deviné les raisons qui avaient poussé M. de Condrieu à le tuer et quel intérêt celui-ci pouvait tirer d’une mort qui n’était pas vraie. Nougaret le reçut avec une figure de mauvaise humeur et un ton fâché ; il était déjà au travail, non habillé, en robe de chambre et en pantoufles, avec un foulard au cou. – Ah ! monsieur le duc, s’écria-t-il, après les premières paroles de politesse, vous nous mettez joliment dans l’embarras et le gâchis. – Moi ! – Eh sans doute. – En revenant ? – Oh ! pas du tout et je trouve même que votre manière de prouver que vous n’êtes pas mort a quelque chose d’original : vous n’aurez pas à écrire aux journaux, tous ce matin c


