– Ha ! ha ! ha ! Bah ! mais on dirait que vous allez me battre ? » J’étais en effet prêt à me jeter sur lui. Je ne pouvais en supporter davantage. Il me faisait l’effet d’une bête ignoble, d’une énorme araignée que j’avais une envie irrésistible d’écraser. Il se délectait de ses railleries, et jouait avec moi comme le chat avec la souris, me croyant entièrement en son pouvoir. Il me semblait (et je comprenais cela) qu’il trouvait du plaisir et même peut-être une sorte de volupté dans l’insolence, l’effronterie et le cynisme avec lequel il avait enfin arraché son masque devant moi. Il voulait jouir de ma surprise, de ma frayeur. Il me méprisait sincèrement et se moquait de moi. Je pressentais depuis le début que tout ceci était prémédité dans un but quelconque ; mais, dans ma position, il


