« Le plus grand, me dis-je, c’est le comte de Nansac ; pour l’autre, si son fils est revenu de Paris, ça doit être lui. » Et cette rencontre me rendit encore plus méfiant. Je ne marchais pas, la nuit, sans avoir mon fusil armé sous le bras, prêt à tirer, regardant à droite et à gauche sous bois et évitant les passages trop fourrés, du moins tant que je le pouvais. Mais on a beau se garder, ceux qui choisissent leur moment sont les plus forts et lorsqu’on a affaire à des scélérats décidés à tout, il finit toujours par arriver quelque malheur. Il y avait dans la forêt, au-dessus de La Granval, un tuquet, autrement dit une butte, où se croisaient trois sentiers. Au milieu était un grand vieux chêne que cinq hommes à peine pouvaient embrasser, et que l’on appelait : lou Jarry de las Fadas ou


