CHAPITRE XXII Pour approcher les bisonsLe lendemain matin, comme nous nous apprêtions à nous remettre en route, une troupe de bisons apparut sur un coteau, à environ un mille ou un mille et demi de notre camp. Il y en avait à peu près une douzaine, que nos guides nous assurèrent être des vaches. C’était précisément ce qu’il nous fallait, car la viande de la femelle est bien plus délicate que celle du mâle, et nous étions impatients de nous en procurer. Nous tînmes vivement conseil, pour délibérer sur la meilleure manière d’attaquer. Quelques-uns émirent l’avis de s’élancer hardiment en avant, et de forcer les vaches à la course ; mais ce moyen souleva des objections. Les vaches sont parfois très timides. Elles pouvaient donc prendre la fuite avant que nous nous fussions approchés, et obl


