XIV-9

2100 Mots

« Demain, il faudra que toi et moi, nous descendions à l’église. » L’attitude austère et digne de Catherine sembla ébranlée par cette proposition d’avoir à conduire devant le Dieu avec qui depuis longtemps elle avait fait sa paix, cette infortunée jeune fille, choisie pour partager la culpabilité des horreurs indicibles et impies qui lui avaient obscurci l’esprit. Arlette, toujours penchée sur le visage de sa tante, étendit une main vers Réal qui fit un pas en avant et la prit silencieusement dans la sienne. « Oh ! oui, n’est-ce pas, ma tante, insista Arlette. Il faudra que tu viennes avec moi prier pour Peyrol que, toi et moi, nous ne reverrons jamais plus. » Catherine baissa la tête : était-ce sous l’effet de l’assentiment ou du chagrin ? Et Réal éprouva une émotion inattendue et pro

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