XIV-8

2106 Mots

À mesure que la tartane s’éloignait de la crique, elle obéissait davantage à la force de la brise et elle bondissait en avant d’un mouvement rapide. Un vague sourire de contentement éclairait le visage velu de Michel. « Elle sent la mer », lui dit Peyrol qui prenait plaisir à la marche rapide de son petit bâtiment. « C’est différent de ta lagune, Michel ! – Pour sûr », dit-il avec la gravité qui convenait. « Ça ne te parait pas drôle à toi, lorsque tu te retournes vers la terre, de penser que tu n’as rien laissé derrière toi, rien, ni personne ? » Michel prit l’aspect d’un homme auquel on soumet un problème intellectuel. Depuis qu’il était devenu le séide de Peyrol, il avait complètement perdu l’habitude de penser. Des instructions et des ordres étaient choses faciles à saisir ; mais u

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