20.

826 Mots

20.Le manuscrit de Ma-Eddin, traduit par un des descendants de Mostar le chrétien, continuait ainsi : « Cette rosée qui couvrait les vêtements de Judasich était un signe qu’il était sorti pendant la nuit. Les hommes d’Occident ne sauraient marcher sans bruit. Mais nous, les fils de l’Orient, nous savons éteindre le bruit de nos pas, glisser en rampant sur le sol comme des reptiles, ouvrir les portes sans qu’il leur échappe un gémissement et nous dissimuler dans l’ombre jusqu’à défier l’œil le plus exercé à voir pendant la nuit. Judasich avait dû profiter de tous ces avantages, car ni Moctar, ni Kougli-Hassan, ni aucun de nos serviteurs ne s’était éveillé. — D’où viens-tu ? lui dis-je. Il se jeta à mes pieds, et me dit avec émotion : — Maître, pardonnez-moi. — Quelle faute as-tu don

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