Chapitre 7

1380 Mots

Chapitre 7 Au Royaert, perdue dans la nuit de sa geôle, Florence Geniès était désormais sensible au moindre bruit. Les b****s sonores qu’on lui diffusait rituellement avaient aussi pour but de l’empêcher de se concentrer sur d’autres bruits. Dans un silence absolu prolongé, elle aurait fini par percevoir l’imperceptible. Pour la première fois depuis le début de sa détention, les pneus ne crissaient plus quand arrivait ou partait une voiture. Elle sut ainsi que la neige commençait à fondre, qu’il faisait moins froid et que le clapotis lointain qui lui parvenait de temps à autre était sans doute celui de l’eau du dégel. Elle se raccrochait à ces fils ténus, y greffait des images, des histoires, des souvenirs, essayait de substituer la plénitude de la pensée à la solitude du lieu et les scè

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