Deux jours après cette scène avec son fils, le vieux Séchard, qui se vit encore à lui vingt jours avant de se livrer aux occupations de la vendange, accourut chez sa belle-fille, amené par son avarice. Il ne dormait plus, il voulait savoir si la découverte offrait quelques chances de fortune, et pensait à veiller au grain, selon son expression. Il vint habiter, au-dessus de l’appartement de sa belle-fille, une des deux chambres en mansarde qu’il s’était réservées, et vécut en fermant les yeux sur le dénuement pécuniaire qui affligeait le ménage de son fils. On lui devait des loyers, on pouvait bien le nourrir ! Il ne trouvait rien d’étrange à ce qu’on se servît de couverts en fer étamé. – J’ai commencé comme ça, répondit-il à sa belle-fille quand elle s’excusa de ne pas le servir en argen


