On se découvre, peut-être qu’on s’affine, on ne se refait pas. 2LA VANITÉ… Je n’avais pas mis ma licence dans mes bagages, mais la secrétaire du club n’a fait aucune difficulté pour me fournir un kimono et une ceinture noire. Ça m’a fait du bien de la nouer, malgré la risible déconvenue de mon arrivée. Je l’avoue en effet front contre terre, j’étais entré dans la certitude aussi tranquille qu’absolue d’y être reconnu, ayant même spéculé en chemin de flatteuses retrouvailles. Champion suisse, quand même, quatre ans en international… Or tant de hauts faits pouvaient apparemment ne pas susciter le moindre souvenir, si peu d’années après, dans l’un des principaux dojos parisiens : maître Vincent, sixième dan, entraîneur de l’équipe de compétition, avait fait de louables efforts pour se rapp


