VI Paris-3

2010 Mots

Et si tout se passait bien, finalement ? Et si on désarmait tous de nos petits ego d’emplumés dressés sur leurs ergots ? Pas un bruit, donc, dans les couloirs moelleux, mais tandis que j’ouvre ma porte, un furtif sifflet me fait sursauter : Borloz, dans l’entrebâillement de la sienne, qui me fait signe de le rejoindre, surexcité. La tuile. Je fais non de l’index, avec claire mimique de fatigue. Alors c’est lui qui s’approche, étonnamment rapide et inaudible sur la pointe des pieds. Il est encore habillé, l’air pas trop soûl, avec toutefois un papillonnement dans l’œil qui ne me dit rien qui vaille. Il y a un truc qu’il faut qu’il m’en parle, tout de suite… Haleine chargée, mal diluée au menthol… Je lui répète que je suis très fatigué. Il s’excuse, juste deux minutes, mais d’abord il faut

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