III

1897 Mots

III Ce jour-là, la femme de l’ingénieur et sa fillette étaient venues à pied au hameau, en se promenant. C’était un dimanche, et les femmes et les filles faisaient un tour dans la rue avec leurs robes aux couleurs vives. Assis côte à côte, Rodiône et Stépânida, sur l’avancée de leur isba, saluèrent Hélèna Ivânovna et sa fille comme de vieilles connaissances, et leur sourirent. Aux fenêtres plus d’une dizaine de têtes d’enfants regardaient. Leurs figures dénotaient l’étonnement et la curiosité. On entendait murmurer : – La Koûtchérika est venue. La Koûtchérika ! – Bonjour, dit Hélèna Ivânovna en s’arrêtant. Après un silence, elle demanda : – Comment allez-vous ? – Comme ci, comme ça, Dieu merci, répondit Rodiône prestement. C’est connu : on vit ; et voilà. – Qu’est-ce que notre vie ?

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