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1672 Mots

Kirchbach est dans le fourneau qui doit exploser par contact ; nul n’ira l’en retirer et dans quarante-cinq minutes, il mourra d’une mort atroce. Cette mort, le Lorrain ne veut pas l’avoir sur la conscience, un ennemi réduit à l’impuissance comme celui-ci, n’est plus un ennemi ; sans doute tout à l’heure Kirchbach s’est comporté à son endroit d’une façon perfide et, sans l’aide de Marquot, l’entraînait dans les lignes allemandes et le livrait sans pitié au poteau d’exécution. Mais c’est précisément par là que Pierron se sent bien Français ; à la réflexion, la générosité native de la race l’emporte en lui sur la haine ou le besoin de vengeance. Et reprenant sa lanterne, il se dirige vers la galerie qu’il vient de quitter. Mais au moment d’y entrer, une réflexion l’arrête : se retrouver

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