ÉpilogueLe lendemain de ce jour triomphal, par une matinée brumeuse et glacée, une carriole recouverte d’une bâche et tirée par un vieux cheval que faisait avancer avec peine un jeune paysan, gravissait les pentes du chemin qui, de Sainte-Ruffine par Chazelle, conduit au village de Scy. Depuis plusieurs semaines, c’était le premier véhicule qui se risquât sur les flancs de cet éperon sillonnés par les balles et les obus. Depuis que le drapeau tricolore flottait sur le fort Manstein, il semblait qu’une trêve fût accordée aux demeures éventrées par les batteries du fort, aux vignes labourées par les projectiles, aux arbres hachés sur le bord des routes. A l’entrée de la 2e parallèle, le chemin coupé disparaissait et la voiture s’arrêta. Un vieil officier à moustache blanche, en tenue de co


