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Son Poison, Mon Remède

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Blurb

Bloom, une fille timide et calme croyait à l’amour secret. Jusqu’à ce qu’elle surprenne Elson son petit ami dans les bras d’une autre, le soir du Nouvel An. Humiliée et littéralement couverte de honte, elle est sauvée des regards moqueurs par l’intervention la plus inattendue : Richard Perkins, le playboy le plus convoité et imprévisible du lycée.

Pourquoi lui, qui n’a jamais regardé personne deux fois, décide-t-il de la protéger ? Est-ce par pitié… ou parce qu’il voit en elle une proie plus intéressante que les autres ?

Alors que son ex tente de la reconquérir avec des mensonges plus gros que lui, et que les reines populaires en font leur cible numéro un, Richard refuse de la lâcher. Sa protection est un piège doré, son attention, une obsession qui isole Bloom toujours plus.

Que cache vraiment Richard derrière son sourire énigmatique ? Jusqu’où ira Elson pour effacer sa trahison ? Et surtout… dans cette guerre silencieuse où chacun veut la contrôler, comment Bloom pourra-t-elle retrouver sa voix… avant de perdre tout ce qu’il lui reste ?

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Chapitre 1 : Il M’a Pas Posé Un Lapin ?
Chapitre 1 : Il M’a Pas Posé Un Lapin ? Les miroirs rétroéclairés de Mier'Chelie ne me flattent pas du tout. J'ai l'air d'un rat piégé dans un salon de coiffure trop chic ! Des semaines d’économies pour ce cardigan, et les manches tombent lamentablement sur mes phalanges, comme si j’avais volé les affaires de ma grande sœur. Des imitations de Chuck Taylor, est-ce que ça passe ici ? Dans cet endroit où l’air sent le cuir neuf et l’argent, probablement pas. Cependant… peut-être qu’Elson remarquera l’effort. Peut-être que son sourire légèrement de travers s’éclaircira en me voyant, et il murmurera “T’es jolie, Bloom” comme il le faisait avant. En parlant de ça, a-t-il vu mes messages ? L’écran de mon téléphone, une plaie béante de lumière bleue dans la pénombre des toilettes, affiche l’heure implacable : 9h43. Si nous mangeons et partons à l’heure, nous pourrons attraper les derniers feux d’artifice du Nouvel An… Celui en forme de cœur qu’il avait promis. “Hâte de te voir ici”—il y a 30 minutes, non lu. Les deux petits ticks gris me narguent, froids et impersonnels. Je fronce les sourcils. Une erreur. Une petite brûlure piquante à la paupière me rappelle les deux heures passées devant mon miroir à essayer de maîtriser l’eyeliner. Je ressemble à un panda stressé, mais un panda qui a essayé. “Reste calme, Bloom… Respire. Juste… deux minutes de plus.” J’ai déjà un rappel réglé. Le bombardement de textos, c’est le terrain des filles désespérées. Pas le mien. Je suis compréhensive. Je suis cool. Pas vrai ? C’est bon. Juste deux minutes. Soixante secondes à fixer la mosaïque trop blanche du sol, cent vingt à compter les battements sourds de la basse qui traverse les murs. Quand ma main se referme enfin sur la poignée chromée, froide— “NE PARS PAS !!” —je manque de m’enfoncer le métal dans le front. Quel cri de bête blessée, ici, entre les parfums d’ambiance vanille et le marbre étincelant ? J’ai ma réponse en entrouvrant la porte d’un centimètre. Kendra Kingsley. Elle est une merveille de la nature en robe bleu marine, une Vénus sortie des vagues dont les cheveux dorés ondulent comme dans un clip. L’équipe de danse a sculpté ses jambes en armes de séduction massives. Le gars qu’elle agrippe comme une bouée en pleine mer, lui, semble prêt à couler. Richard Perkins : capitaine de l’équipe de hockey, star du campus aux épaules qui semblent avoir été taillées dans du granit, élève satisfaisant et playboy notoire. Le genre de garçon dont on chuchote les conquêtes comme des légendes urbaines. Elson, mon Elson, le cite souvent d’un ton admiratif. “Le gars est une machine à buts, Bloom. Une vraie force de la nature.” Moi… je ne m’intéresse pas à Richard. Enfin, pas plus qu’à un tableau dans un musée : on peut admirer le travail, mais on n’a pas envie de l’emporter chez soi. Bien sûr, il incarne l’insouciance étudiante chic : pantalon beige impeccable, chemise noire qui épouse des abdos dont j’ai seulement entendu parler, baskets si blanches qu’elles en sont presque obscènes. Mais son sourire, trop blanc, trop facile, ne touche jamais ses yeux. Ils balayent les pièces comme un prédateur scanne une plaine. D’après les rumeurs, il collectionne les cœurs comme d’autres les vignettes de hockey. Jamais d’étiquette, jamais de chaînes. Kendra, elle, n’a visiblement pas lu les règles du jeu. La rumeur dit qu’elle a pris de son “petit ami” entre griffes pour envoyer un message cinglant à sa dernière conquête. “Laisse mon futur mari tranquille.” Signé : Kendra Kingsley. Je me demande jusqu’où cette fille peut aller pour ce mec. Bref ! Ils sont là, à se déchirer à voix basse, mais avec une violence qui fait trembler l’air. L’espace de la coursive est devenu une arène. Je vais juste… me faire toute petite, reculer dans l’ombre des toilettes, attendre que l’orage passe— La sonnerie déchire le silence feutré. 9h45. Pile. La mélodie niaise que j’ai assignée à Elson résonne, atrocement joyeuse, contre les murs de porcelaine. Une panique absolue s’empare de moi. Mes doigts engourdis glissent sur l’écran, ratant trois fois le bouton “rejet”. La porte des toilettes s’ouvre d’un coup sec, frappant le mur avec un bruit de coup de feu. Je recule, le souffle coupé, et lève les yeux. Kendra me domine. Son mètre soixante-dix, magnifié par des talons aiguilles, devient une falaise infranchissable. Son visage, parfait même dans la fureur, est à quelques centimètres du mien. Son parfum, un nuage écrasant de fleurs et de colère, m’envahit. Soutenir son regard est impossible. C’est comme regarder le soleil en pleine crise. Je tente un mouvement de côté, un minuscule pas de crabe vers la liberté, mais sa main se referme sur mon épaule. Ses ongles, des lames vernis de rouge sang, s’enfoncent dans la laine fine de mon cardigan, atteignant la chair. “Qui diable es-tu ?” crache-t-elle, sa voix un sifflement de serpent. “Tu nous écoutais, petite souris ? Tu as filmé pour rigoler avec tes copines de rien du tout ?” “Euh—” Le mot meurt dans ma gorge, sec, rauque. Avant que je ne puisse produire un son, une autre main s’abat sur mon épaule libre. Mais celle-ci est différente. Large, chaude, assurée. Elle me tire en arrière avec une fermeté qui ne discute pas. Je me retrouve plaquée contre un torse dur, un mur de muscles et de coton noir. Une odeur propre, de savon boisée et de liberté glacée, remplace le parfum étouffant. “Hé, ma belle,” une voix coule comme du miel chaud, trop proche de mon oreille. “Qu’est-ce qui t’a pris autant de temps ?” …Elson ne m’appelle jamais “ma belle”. Et cette voix a des vibrations basses, une résonance qui n’appartient qu’à une personne. Quand je lève les yeux, malgré moi, je plonge dans des yeux brun-noisette. Ils ne sont pas simplement chaleureux ; ils pétillent d’une malice ludique, d’une intelligence vive qui me scanne en une micro-seconde. Il me fait un clin d’œil, un geste rapide, complice, volé. Puis son regard retourne à Kendra, et son expression change. La chaleur se retire, remplacée par une indifférence polie, presque ennuyée. “…C’est quoi ce regard, Ken ?” dit-il, son ton devenant plat. “Tu sais très bien que je ne suis pas du genre ‘étiquette’. Je voulais juste passer un bon moment, mais…” Il hausse les épaules, un mouvement d’une élégance désinvolte. “L’ambiance est morte. À plus.” Et je suis emmenée. Non pas guidée, mais escortée, sa main maintenant dans mon dos, me poussant avec une autorité douce à travers la coursive, puis le restaurant. Le brouhaha, les regards, tout devient flou. Le seul point d’ancrage est la chaleur de sa paume à travers la fine laine, et le bourdonnement dans mes propres oreilles. Je ne réalise que nous avons quitté le bâtiment que lorsque le froid mordant de la nuit de Nouvel An me gifle le visage. L’air est vif, chargé de l’odeur de la neige fraîche et des promesses lointaines de pétards. Quand sommes-nous sortis ? “…D’accord, elle a pris une autre direction. Ouf—” La bulle éclate. Je me dégage d’un mouvement vif, presque sauvage, de son étreinte, trébuchant sur la neige tassée. Quand je lui lance un regard, que j’espère chargé de tout le mépris et la confusion que je ressens, il lève simplement les mains, paumes ouvertes. La posture universelle de la paix, mais avec un petit sourire en coin qui la rend fausse. “Hé, ouais, désolé pour le k********g éclair. Ken était… insistante.” Ses yeux, cette fois, parcourent mon visage, puis mon attirail, lentement, analytiquement. “Tu as été d’une aide involontaire mais précieuse. Laisse-moi me racheter. Puis-je avoir ton numéro ? Je t’invite à un vrai café.” Il me faut plusieurs secondes pour décoder sa phrase. Puis, une colère sourde, honteuse, monte de mon estomac. Il m’a utilisée comme bouclier humain, comme diversion, et maintenant il me remercie ? Comme si j’étais un accessoire pratique ? “…Pas besoin.” Les mots sortent, plus froids que la neige sous mes Chucks trompeuses. Je fais demi-tour, mes pas laissant des empreintes désordonnées dans la neige immaculée. Je retourne au restaurant. Pas pour lui, pour Elson. Toujours pour Elson. Ses baskets, silencieuses et efficaces sur la neige, rattrapent mon rythme hésitant en deux enjambées. “Sérieusement, je m’excuse ! Vraiment !” Il joue la carte de la sincérité, mais elle sonne comme une réplique trop bien répétée. “Tu attends même quelqu’un ?” Un petit rire, sec. “Il est presque 10 heures. Aucun prétendant digne de ce nom se pointerait en retard un soir comme celui-ci. Sauf s’il était aux urgences. Ou mort.” Je m’arrête net. Le sol glacé semble se dérober sous moi. Je me retourne, ma mâchoire si serrée que je crains que mes dents ne se brisent. “Quelqu’un qui collectionne les filles comme des trophées devrait s’abstenir de donner des leçons. Il vaut mille fois mieux que toi.” Ma voix tremble, mais pas de peur. De fureur. Les sourcils de Richard, épais et parfaits, se haussent. Son regard change. Ce n’est plus le scan rapide du prédateur ; c’est une observation plus attentive, plus intéressée. Il me dévisage comme s’il venait de remarquer un détail sur un tableau qu’il connaissait par cœur. “…Tu as plus de piquant que ton apparence de souris effarouchée ne le laisse supposer.” Un vrai sourire, cette fois, lent, découvrant des dents très blanches. Il enfonce ses mains dans ses poches, la posture décontractée du vainqueur. “New Moon, c’est ça ? Alors ton “prince parfait”… je le connais forcément.” “Elson est—” Ah, m***e. Je viens de me faire avoir.

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