Ariel
Je venais d’arriver dans ce cabinet qui m’avait été indiquée et je me mis dans la longue file d’attente.
Vers quatorze heure, ce fut mon tour de passer et arrivée devant le cabinet j’expirai fortement, quand il faut y aller, il faut y aller !
- Bonjour mademoiselle, identifiez vous!( Dit la dame qui semblait épuisée)
- Konan Ariel, j’ai vingt ans, titulaire d’une licence en physique.
- Vous avez un passeport ?
- Non, mais je suis intéressée par l’offre!
- Vous pouvez en faire un dans les bref délais?
- Euh non madame !
Elle semblait réfléchir puis fis une croix sur sa feuille!
- Désolée mademoiselle mais pour postuler vous devez avoir au minimum le passeport et un peu d’argent pour les frais de dossier, après ça nous nous chargerions nous même du visa et du billet d’avion, cependant une fois sur place, vous devrez nous verser cinquante pour cent de votre salaire pendant un mois.
- Ok mais à combien reviendra le passeport et les frais?!
- Quatre vingt mille francs!
- Quatre vîngt mille? Mais je ne l’es ai pas!
- alors nous ne pouvons rien pour toi !
- Non, s’il vous plaît, j’ai besoin de ce travail, j’ai tout perdu, je n’es plus rien!
J’étais à deux doigts de pleurer et elle me regarda avec empathie, je priais intérieurement pour qu’elle accepte !
- Combien avez vous ?!
- Cinquante milles, et c’est tout ce que j’ai comme argent!
La dame resta pensive un bon moment puis tendis la main.
- Donnez-les moi!
Une fois qu’elle les pris elle les rangeait dans une caisse puis me fixais d’un air sérieux.
- Demain, venez avec tout ce que vous avez comme pièce à cinq heures tapantes, si vous êtes en retard et que le bateau part, c’est à vos périls !
- D’accordage, merci, merci beaucoup madame!
Elle me fit un petit sourire puis me demanda d’appeler la personne suivante.
A peine sortie de la pièce qu’un lourd fardeau se déchargea de mon cœur.
J’ignorais ce qui m’attendait après ce voyage, mais j’étais sûre d’une chose, c’était qu’il allait changé ma vie.
Il était quatre heure quand le portail de l’église s’ouvrît et je me précipitais pour m’en aller.
Le prête, surpris que je m’en ailles aussitôt me questionna sur mes intentions.
- Mon père, encore merci pour l’accueil, mais je crois que c’est maintenant le temps pour moi de m’en aller!
- T’en aller? Où? Demanda-t-il surpris.
- Ma seule issue de secours, je ne sais pas comment ça va se passer mais d’ici deux ans je vous promets que je viendrai vous remercier.
- D’accord ma fille, que le Seigneur t’accompagne et voilà cinq mille pour t’acheter un truc à manger sur la route!( Dit-il en me donnant cinq mille francs).
Après cette entrevue je filais à la boulangerie acheter un bon paquet de pain, vu que je n’avais pas d’affaires, et de l’eau, j’ignorais combien de temps allais durer ce voyage et je ne voulais pas de surprise.
Finalement j’arrivais à l’arrêt de bus où je fus à l’heure pour le premier bus en direction du plateau.
Quatre heures cinquante deux minutes, ce fut l’heure à laquelle j’arrivais à l’agence, où il y avait pleins d’autres jeunes filles.
A peine on entendis l’appel de cinq heures de la grande mosquée qu’un minicar vint se garer et malgré le nombre indéfini des jeunes filles nous finissions tous par y rentrer.
Normalement avec toute ces jeunes filles, il devait avoir un bruit de malade, mais là personne ne parlait, sûrement terrorisé par la suite de l’aventure.
On partait pour un travail, mais on ignorait lequel.
J’ignorais pour ces autres jeunes filles mais moi je n’avais plus rien à perdre, alors pourquoi ne pas tenter le tout pour le tout et suivre ma destinée.
J’aurais bien accusé le gouvernement d’être responsable de cette immigration sûrement clandestine mais si toutes ces jeunes filles valides pensaient trouver mieux ailleurs c’était sûrement pour la même raison, la galère du pays.
Près d’une trentaine de minutes, je me me rendis compte qu’on était à Port Bouet, mais dans le quartier de vridi.
La voiture se gara et finalement je me rendis compte qu’on était au Port d’Abidjan.
En moins de deux minutes nous étions toutes descendues et là je me rendis compte que nôtre voyage devait se faire par bateau.
Mon cœur s’arrêta quelques secondes et je déglutis, on parle la d’un voyage de Abidjan au continent asiatique en bateau !!
On avais sûrement pour plus d’une semaine, j’avais peur mais là où j’étais arrivée, je ne pouvais plus reculer !
Je préférais donc fermer les yeux, rêvant d’un avenir meilleur qui s’offrait sûrement bientôt à moi, en tout cas je l’espérais de tout cœur…
Mike
Cela faisait deux jours que Cynthia était partie et je m’ennuyais un peu de Ariel.
C’est vrai que j’avais été un crétin avec elle, mais maintenant elle me manquait terriblement, ses câlins, ses b****r et surtout ses bon petits plats.
Cynthia était peut-être la fille que j’aimais mais elle n’était pas très sentimental, faisant passer sa personne avant moi et surtout était nulle au fourneau.
Ariel, par contre me mettait sur un pied d’escale, me traitant comme un roi, alors que je ne l’avais jamais traité comme la reine qu’elle était.
Maintenant que j’y penses, j’aurai pu jauger entre les deux habitations simultanément, mais j’étais tellement paniquée à l’idée que Cynthia vienne que j’avais fais le mauvais choix.
En plus son absence m’a tout fait rendre compte que c’était son maigre commerce qui me nourrissait et qui payait les factures…
Mais quel ingrat j’ai été sur ce coup, jamais je n’aurais dû écouter Carl.
Je comptais aller de ce pas à la cathédrale, à ce qui parait c’est là bas qu’elle résidait, et je comptais la reconquérir.
Ayant enfiler mon plus beau outfit, composé d’un ensemble en lin beige, des sandales pour homme Hermès et peigné soigneusement mes cheveux, je pris la route vers l’endroit où séjournais Ariel.
A peine avoir dépassé le portail, je fis une petite prière à la sainte vierge avant d’avancer, mais quel idiot, je venais prier comme si de rien n’était alors que j’avais abandonné une orpheline qui n’avait que moi!
- Mon père, bonjour, je cherche une jeune fille claire mince de petite taille avec de grands yeux…( Je dis en interpellant le prêtre qui venait vers moi)
- Bonjour, pourquoi la chercher vous?!
- Je… En fait je suis son mari!
Il fronça les sourcils puis pencha légèrement la tête comme s’il réfléchissait.
- Si vous parler de Ariel, c’est que vous êtes sûrement l’homme qui l’a laissé à la rue.
- Je…( je commençais).
Mais je ne pouvais pas enfiler le moindre mot, j’étais tellement honteux de ce que j’avais fait, et je comptais me rattraper de ma mauvais attitude.
Pourquoi pas une fausse demande en mariage ? Oui elle aura l’illusion du mariage et qui sait peut-être elle se donnera à moi.
- Bref, je ne suis qu’un humain, je ne peux pas vous juger peu importe ce qui c’est passé! Mais sachez que Ariel n’est plus ici depuis ce matin.
Oh non, je l’avais perdue pour de bon, ma Ariel.
- Mais vous savez où elle peut être ?( Je demandais au bord de la panique).
- Je l’ignore, juste qu’elle voyageait et m’avait promis de revenir dans deux années, je prie vraiment qu’elle trouve son chemin où elle sera !
Je restais sidéré sur place quand je me rendis compte de ma bêtise, c’était fini je n’allais plus jamais la revoir!
Le monde était tellement grand que je savais que même si je la cherchais je ne l’a trouverai pas, il fallait que je viennes à l’évidence, j’avais perdu la meilleure copine que j’ai eu dans ma vie, je priais juste qu’elle aille bien.