Série 122Jean Jauniaux Jamais je n’oublierai cet instant où, dans la foule des visiteurs du salon de l’automobile qui venait d’ouvrir ses portes à Bruxelles en 1958, j’ai lâché la main de papa. J’allais avoir quatre ans. Papa ne s’était jamais intéressé ni à la mécanique, ni à la mode, ni à ce qui réunissait ces deux « bêtises » comme il disait, les nouveautés dans le monde de la voiture. Son garagiste, devant l’état de délabrement de sa vieille Peugeot, l’avait tout de même décidé à se rendre dans les palais d’exposition où les dernières innovations et les derniers modèles de l’industrie automobile étaient réunis. Comme c’était l’année de l’Expo, les constructeurs avaient mis les petits plats dans les grands et le Salon était aussi exceptionnel que l’Expo était universelle. Pour moi, 19


