A-mazonVéronique Biefnot Est-ce précisément pour ça qu’elle a choisi, la carne, de te frapper là ? Te frapper là, précisément, où tu mettais tant de fierté ? Bercée, en ces années quarante, aux gorges hollywoodiennes et triomphantes des Maryline, Jane ou Rita. Conditionnée dans les fifties par les tétons latins et arrogants des Gina, Sophia ou Claudia de Cinecitta. Dopée par la séduction glandulaire affichée des Raquel, Brigitte ou Ursula. Bustes en bataille, jetés en pâture à tant de regards, concupiscents ou envieux ; seins de lait voluptueux de madone… dolce vita. Tu as poussé tes nichons au milieu des autres femelles avec la conscience aiguë d’avoir là, sous la main, d’imparables arguments ; la séduction biberonnée par tant d’augustes mamelles en Technicolor et grand format, com


