Le deuxième jour, nous avons été réveillés tôt par Mohammed et Shah. Nous avons eu droit à un thé bouillant avant d’être conduits dans les dunes où Massoud avait installé un pas de tir. Un bidon symbolisait l’endroit où nous devions nous installer. À une quarantaine de mètres, le sergent avait déposé dans le sable des tas de choses qui pouvaient servir de cible : des bouteilles, des boîtes de conserve, trois vieux mannequins d’essayage et une vraie cible de tir. L’instruction commença dans un anglais toujours très approximatif par quelques consignes de base sur le maniement du fusil. On nous montra comment verrouiller et déverrouiller l’arme, y engager un chargeur et aussi comment la porter en bandoulière sans se casser la gueule. Mon frère et moi n’avions tenu une arme qu’une ou deux fois


