10

1288 Mots

10 Quand tu auras franchi ces océans immenses Un Léviathan soudain avalera ton être C’est un monstre marin qui aspire toute chose Du premier au dernier en un unique inspir On ne peut distinguer ni sa queue, ni sa tête Il demeure en la mer de la pure Plénitude S’il engloutit d’un coup les deux mondes ensemble Il aspire avec eux toutes les créatures J’étais la terreur. J’étais le glaive. J’étais la peur. Je me suis demandé si ce que j’éprouvais était de la haine et d’où m’est venu le courage de lui céder aussi absolument. La réponse n’est pas plus claire aujourd’hui. Nous sommes entrés dans Paris. Le matin était tranquille et la ville encore nimbée de cette sérénité d’après-fêtes qui la rend moins agressive et inhospitalière que d’ordinaire. Nous nous sommes garés devant l’endroit

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER