6.Dans l’angoissant et terrible silence qui avait suivi la dernière lettre écrite par son mari, Aniouta conservait toujours l’espoir que Boris n’était pas définitivement perdu pour elle. Jour par jour, elle attendait, priant, offrant à Dieu sa souffrance pour que l’époux bien-aimé lui fût rendu. Dans l’appartement que le comte Vlavesky avait orné avec tant d’amour pour y recevoir sa jeune femme, elle menait une existence recueillie, travaillant pour les blessés, voyant quelques amis, s’occupant de son fils, ce petit Serge que le père ne connaissait pas. Liouba demeurait près d’elle, vigilante et ardemment fidèle, couvrant de sa sollicitude presque maternelle la mère et l’enfant, trésors précieux que son maître lui avait confiés. Un soir, comme Aniouta finissait de lire deux lettres, l’une
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