5.Ainsi que Boris l’avait prévu, il y eut dès le lendemain un changement subit dans sa situation. L’infirmier le conduisit dans une petite pièce du rez-de-chaussée, humide et sombre, dont l’unique fenêtre, placée très haut, était garnie de fortes grilles de fer. Il y avait là, pour tout mobilier, une paillasse, une table et une chaise. C’était la nouvelle geôle du capitaine Vlavesky. La nourriture, abondante et bien préparée jusque-là, devint à peu près celle des camps de prisonniers. Toute sortie fut supprimée, de même que les cigarettes, les livres et les journaux. Et Boris ne revit plus Brunhilde. Mais il avait maintenant un léger espoir. Cyrille était là, et cherchait à préparer son évasion. Des jours coulèrent encore, longs, pénibles. La santé vigoureuse de Boris supportait assez


