4.

1916 Mots

4.Les jours suivants, Boris eut nettement conscience que Brunhilde, comme elle l’avait dit, ne se décourageait pas et qu’au mépris de toute dignité, elle cherchait à conquérir ce dédaigneux prisonnier dont elle était la geôlière. Probablement, elle comptait, pour parvenir à ce but, non seulement sur sa beauté, mais encore sur la solitude, sur la dépression morale du comte Vlavesky, sur d’autres facteurs de ce genre qui obligeraient enfin cet irréductible à baisser pavillon devant elle. Boris connaissait trop bien la nature de sa cousine pour ne pas deviner le but qu’elle poursuivait, au cours de cette visite quotidienne, de ces conversations qu’elle savait maintenir hors des sujets brûlants d’où aurait surgi quelque discussion capable de froisser l’officier russe dans son patriotisme ou

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