Aniouta, à ce moment, revenait vers le groupe des causeurs. Boris, regardant sa montre, déclara que l’heure du thé approchait. Mme de Brégny et Nathalie ayant rangé leur ouvrage, on s’achemina, sans hâte, vers le château. Aniouta avait pris le bras de son cousin, et ce fut ainsi que l’aperçut Brunhilde, qui se tenait debout sur la terrasse, près de Cyrille, tandis que son père, assis un peu plus loin, causait avec la comtesse Vlavesky et Mme Zernof. Mlle de Halweg demanda : — Est-ce la pupille de Boris, cette grande fillette ? — Oui, c’est Aniouta Verenof. Une enfant charmante ! Boris a pour elle une affection très vive. — Ah ! Les yeux aux lueurs changeantes s’attachaient sur la fillette, qui approchait, et s’arrêtaient longuement sur le visage au teint légèrement ambré, rosé par le


