III-2

2435 Mots

– Eh bien ! dit Paul, toi aussi, tu sembles souffrir ? – Non, répondit Joseph, non ; je songeais à un problème bien difficile à résoudre. C’était sans doute le problème de son bonheur. Une heure après, Paul était auprès de Berthe et lui disait : – Berthe, vous êtes l’unique pensée de ma vie ; je vous associe en mon cœur à tous mes projets, à toutes mes espérances. Si je travaille, c’est pour me rendre digne de vous. Berthe, je vous aime ! je vous aime, et je ne trouve en vous qu’indifférence et que dédain ! Oh ! pourquoi faut-il, Berthe, que vous ne m’aimiez pas ! – Et qui vous a dit, Paul, que je ne vous aimais pas ? – Si je m’étais trompé, Berthe, et si vous m’aimez, répondit-il avec un accent de bonheur et de crainte tout ensemble, dès ce jour je reprends courage. Oh ! s’il en est

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