IV

1789 Mots

IV À la suite de toute lutte morale, terminée par une irrévocable décision, l’âme goûte une paix profonde. Il semble que c’en est fait des agitations du cœur, que l’esprit tentateur est vaincu, et le bonheur assuré. Plus d’inégalités d’humeur, de marasmes et de violences de pensées. On se laisse doucement aller au cours facile d’une vie nouvelle, on trouve des joies inconnues dans les mille bonheurs quotidiens appelés autrefois monotones et vulgaires. Il en fut ainsi de Paul durant les jours qui suivirent l’après-midi dont j’ai parlé. Avant de se fixer définitivement à Verdières, il lui fallait retourner à Paris pour mettre ordre à ses affaires : Ce voyage ne laissait pas que de jeter quelques vagues inquiétudes dans l’esprit de Berthe ; mais elle préférait voir Paul partir tout entier e

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