32.Une dizaine de jours s’étaient écoulés, gros de ces petits événements qui constituent le drame dans la vie parisienne. M. de Valserres avait mis le plus grand ordre dans ses affaires, c’est-à-dire qu’il avait donné à son notaire ses pleins pouvoirs pour la vente des terrains du Trocadéro et de sa villa d’Auteuil. Les domestiques avaient été congédiés, sous le prétexte que leurs maîtres partaient en voyage. Les chevaux et les voitures avaient été vendus chez Chéri, et Antoine, le vieux valet de chambre qui avait vu naître le baron Paul Morgan, s’occupait, à huit heures du matin, de boucler les valises et de fermer les malles de ses maîtres, qui devaient se rendre, le soir même, au chemin de fer de Paris à Marseille. Le baron était descendu au jardin. Il voulait une dernière fois res


