Partie 29 :
Je n’osais plus parler du moins pas sans avoir réfléchis il me fallait là prendre une décision et mettre fin à toute cette farce, j’aimais Marc mais je me sentais si bien avec Karim. Et j’étais sûr d’une chose c’est que ce sentiment que l’on appelle l’amour commençait à s’installer entre nous le seul obstacle était Marc…
Mon Dieu Marc, cet homme qui avait été mon premier, en tout, le premier homme que j’avais aimé et le premier à m’avoir dépucelé peut-être était-ce la raison pour laquelle je n’arrivais pas à me défaire de lui-même quand j’en avais plus que ras le bol, je ne trouvais jamais le courage de le lui dire, j’avais toujours peur de lui, de ces réactions imprévisibles, je ne savais jamais à quoi m’attendre avec lui mais j’étais sûr d’une chose, c’est qu’il m’aimait plus que tout.
Doux Jésus, Karim, cet autre homme avait su me protéger et cela envers et contre tout, qui savait m’écouter, me conseiller, me guidé était en bien des choses différents de Marc à l’exception prêt de leur jalousie. Ils étaient tous deux des hommes jaloux certes mais leur jalousie différait en bien des points, sentiment qui décrivait également l’attachement de Karim en la personne que je suis.
Qui choisir ? Ne cessais-je de me demander. Celui que j’aime mais dont je ne peux être garantie qu’il s’occupera bien de moi où celui qui me plaît et dont la simple présence me rassure, m’apaise et me remplit de bonheur ? Dit-on que l’amour vient avec le temps, je n’ai pas aimé Marc de suite ce sentiment n’est née que plus tard, alors pourquoi ne pas donner sa chance à Karim ? J’étais là face à cet ultimatum car je ne savais comment me défaire de Marc.
- Rends-toi à l’évidence. Répondit Karim. Elle ne veut plus être avec…
- Marc… Dis-je d’une voix à peine audible.
J’avais regagné mon calme, ma tranquillité, ma maitrise de soi. J’avais pu ordonnée mes idées et j’étais fin prête à prendre une décision.
- Ophélie. Dit-il en se rapprochant de moi.
Je me détachais de l’étreinte de Karim en me positionnant à sa droite d’où j’observais Marc qui déjà n’était plus qu’à quelque pas de moi. Quand-t-il fut à mon niveau je sentis comme une sorte de décharge me traversé, je levais légèrement mon visage vers le sien, par la suite nos regards se perdirent l’un dans l’autre.
Comme d’un retour à la réalité je me rappelais de la présence de Karim dans la pièce ; ce dernier comme n’ayant pas voulu nous déranger était resté silencieux. Je fis un pas en arrière puis un deuxième, un troisième afin de me retrouver à une distance éloigner de Marc car le fait d’être si proche de lui me faisait perdre tout sens des réalités.
Je me dirigeais vers le fauteuil où je pris place en incitant Marc et Karim à m’y rejoindre, ce qu’ils firent, Marc avait pris place en face de moi tandis que Karim lui était resté debout à gauche de Marc et prenais appuie contre le canapé en croisant des bras.
- Tout d’abord je tenais à m’excuser pour mon comportement de tout à l’heure, surtout envers toi Marc, excuser moi pour la gravité des propos déplacé que j’eus prononcé à ton égard, mais j’avoue avoir était poussé à bout par ton comportement outrageux voir invective en la personne que je suis. Tous deux avions notre part d’erreur et je ne peux admettre que tu me jette la première pierre et fasse comme si tu n’avais rien fais qui puisse desservir à notre relation…
- Ophélie je… M’interrompu Marc.
- Non toi écoute moi, s’il te plaît. Dis-je d’un ton serein.
J’étais flegme, ataraxie, placide et rassise mon but étant de vouloir créer une communication flegmatique entre mes deux compagnons et moi.
- Je te reproche toujours de ne pas avoir faire preuve d’écoute et de compréhension envers ton prochain, de grâce apprend à le faire.
- …
- …
- Bien. Dis-je.
- …
- …
Je pris un grand coup d’air, j’inspirais puis expirais-je par la suite avant de les regarder tout deux et de dire : « J’ai pris une décision… » Leurs yeux s’écarquillèrent puis nous restâmes environ un quart d’heure dans le silence sans que mes compagnons n’eurent dit mot, ils semblaient suspendu à mes lèvres prêt et attentif en attendant la suite de mon laïus.
- et ma décision s’adresse à tous les deux, elle est valable pour l’un comme pour l’autre.
Ils semblèrent estomaquer, voir dérouté par mes propos, surement qu’ils se demandaient quelle est cette décision que je pouvais prendre qui serait la même pour les deux, mais bon je suppose qu’ils se le disent et vous aussi je pense bien.
- …
- …
Les garçons demeuraient toujours dans leur mutisme, Karim avait détourné son regard du mien et regardais par-delà la fenêtre tandis que Marc lui fixait un point imaginaire dans la pièce.
- Je veux faire une pause…
- Pardon ?! Intervenu Marc tandis que Karim lui n’avait toujours pas bougé.
- tu m’as très bien entendu. Répondis-je
- tu sais très bien que je ne fais JAMAIS de pause ! Soit on est ensemble, soit on ne l’es pas ! S’écria-t-il.
- Dans ce cas je mets fin à notre relation. Répondis-je du tic au tac.
- HIN ! S’écria-t-il éberluer.
- J’en ai marre que tu me crie dessus Marc, j’en ai marre de tes menace, d’avoir peur de toi et j’en passe. Je veux t’aimer moi et non te craindre. Maintenant ça suffit ! Je suis encore jeune et je compte tenir les rênes de ma vie et saches que je ne reviendrai pas sur ma décision, soit tu acceptes qu’on fasse une pause le temps que je réfléchisse et fasse nettement mieux le point sur tout ceci, soit on fait comme tu veux et je décide de mettre définitivement fin à notre relation.
- Tu… Ok comme tu voudras. Ajouta-t-il. Je t’aime Ophélie te tu le sais, mais je n’accepterai jamais que l’on fasse une pause. Jamais…
- tu sais ce que cela implique ? Demandais-je.
- comme tu voudras mais je ne ferai pas de pause saches le.
- ok. Dis-je simplement puis je me retournais vers Karim. Et toi ?
- Moi ? Demanda-t-il. Moi ? Je suis désoler Ophélie mais je viens de prendre conscience d’une chose.
- Laquelle demandais-je.
- Que je suis de trop dans toute cette histoire, je n’ai pas ma place et je ne l’aurais surement jamais…
- Qu’est-ce que tu racontes Karim ?
- Tu n’es pas bête, tu comprends très bien les choses alors s’il te plaît ne fais pas semblant de pas comprendre, je ne suis pas d’humeur à jouer à ce jeu-là. Dit-il en se dirigeant vers la porte de sortie.
- Karim…
Ce dernier se retourna, regarda Marc et lui dis : « désoler d’avoir semé des mauvaises graines dans ton couple cousin mais tu as raison c’est toi qu’elle aime » Puis il ouvrit la porte et la referma derrière lui. Les choses n’étaient pas sensé ce passé ainsi, pas du tout, je ne voulais pas que Karim me quitte, il n’était pas sensé me quitter. Je senti comme un lourd pincement dans le cœur, comme si l’on venait de m’implanter un long et fine aiguille et que l’on l’insérait tout doucement dans mon cœur pour que je puisse mieux ressentir la douleur que le départ de Karim suscitait en moi.
Je sentis mes yeux picotés et ne sachant pas trop pourquoi, mon regard se remplit de larmes, elles ne coulèrent pas mais restaient stagné dans mes yeux.
- Ophélie… Prononça Marc douloureusement.
- …
- Ophélie. Dit-il en s’agenouillant devant moi. Puis il passa sa tête sous la mienne comme pour regarder mon visage et vérifier que je pleurais.
- …
- Tu me détestes à ce point ? Au point d’être éprise d’un autre ? De pleurer pour lui ?
- …
- Pourrais-je seulement faire semblant de ne rien voir ? De ne rien comprendre ? Tu t’es entiché de lui et te semble y être amoureuse…
- Je suis amoureuse de toi Marc, mais je ne te comprends pas, tu m’énerves à être sans arrêt jaloux, à m’insulter, me gronder, me menacer ! Qu’est-ce que je ne vois pas avec toi ? Tu es un véritable crapaud Marc, j’essaye de te rendre prince mais rien, mais rien n’y est… Et pourtant je t’aime, je t’aime si fort.
- :) Ophélie, je suis un homme, je sais quand une femme est amoureuse, de plus je ressens que la connexion que j’avais avec toi c’est perdu, elle n’est plus là, disons, elle n’est plus la même. Je pense que tu es attaché à moi car je suis le premier homme que tu as connu. Cela arrive à bon nombre de femme.
- …
- Mais je t’aime Ophélie, je ne sais si jamais j’arriverais à ne plus t’aimer, je préférerais mourir que de ne pas t’avoir à mes côtés mais j’ai des enfants et je ne peux me permettre de les abandonnés. Je suis conscient que je t’ai tant fais souffrir, je t’ai fait et causer tant de mal, mais lorsqu’il s’agit de toi je deviens fou, je n’arrive plus à me contrôlé, je n’arrive plus à me maitriser, je perds complètement le Nord.
- …
- Mais si ce Karim est le prince que tu voulais que je sois, s’il te traite mieux que moi alors va le rejoindre et quitte moi car un homme c’est aussi celui qui sait reconnaitre qu’il n’a pas pu réussir là où d’autre ferons mieux que lui.
- …
- Je reconnais avoir été un piètre petit-ami, je reconnais ne pas t’avoir traité comme une reine, comme une déesse mais comme de la m***e, maintenant je ne peux faire retour en arrière, je suis tout seul fautif, coupable de t’avoir mal traité ma seule sentence sera de te perdre, de te laisser partir, de te remettre dans les bras d’un autre…
- …
- Rejoins le Ophélie et soit-heureuse…
Je devais surement être en train de rêver. Sans que je ne comprenne pourquoi, je me jetais au cou de Marc en pleurant de tout mon saoule.
- C’est fini mon amour. Dit-il on me tapotant sur l’épaule comme pour me réconforté. C’est fini, je mets fin à ta souffrance en te libérant…
Sans plus tarder je sortis de la pièce en courant. « Karim ! Karim !! » Ne cessais-je de Hurler. « Karim ! » Je peux l’apercevoir qui traversait la route. Je me mis à courir à nouveau en sa direction « Karim ! » Ce dernier se retourna à l’entente de son prénom, lorsqu’il me vit me fit son beau sourire Colgate qui m’a fait perdre la tête la première fois que nous nous sommes rencontré. Je me jetais dans ses bras dans lesquelles il nous fit tournoyer. Mon bonheur était des plus fantastique, je ne sais pourquoi mais jetais si heureuse.
Nous nous mîmes à marcher l’un dans les bras de l’autre en bon amoureux que nous étions car oui je peux le dire j’étais amoureuse de Karim et cela dès notre première rencontre. J’étais fasciné par lui, par sa façon d’être, son calme et je me sens si en sécurité lorsque je suis avec lui.
- Ophélie…
- Karim. Dis-je avec le sourire aux lèvres.
- Je t’aime. Dit-il en me déposant un doux baisé sur le front.
- Moi aussi je…
- ATTENTION !!!!!!!!!!!! S’écria un bon nombre de personne sur le trottoir où désormais nous étions Karim et moi.
Lorsque nous nous retournâmes pour voir ce qui suscitait cette agitation de foule, Karim et moi vîmes une voiture dont visiblement le chauffeur avait perdu le contrôle se diriger vers nous à vive allure. Karim eut comme premier réflexe de me projeté le plus loin possible du champ de cible tandis que la voiture fonça droit sur lui.
Non mon Dieu, non mon Dieu épargne moi de cela, j’ai déjà vécu ce genre de situation, pas encore je t’en prie, pas encore !!!
- KARIIIIIMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMM !!!!!!!!!!!!!!!!!!