Partie 23 :
- OPHELIE !!! S’écriait Marc.
- je… Heuu… Bégayais-je.
- …
- Marc c’est… c’est… Mon dieu je n’arrivais plus à aligner une phrase et Marc qui désormais demeurait dans un mutisme m’effrayait encore.
- …
- Marc…
CLICK !
Ce dernier raccrocha sans même demander plus d’explication, je fus parcouru de frissons, je tremblais de tous mes membres, je ne pouvais m’empêcher d’avoir peur. God qu’est-ce que tu m’as fait adié ! Je me dirigeais en tremblant vers le lit, il fallait que je m’allonge, j’étais f****e Marc me tuerait à coup sûr ! Qu’est-ce qui m’a pris ! Je savais qu’en aucun cas je n’aurai dû répondre je le savais, heee Dieu que va-t-il m’arriver, je sors d’un problème pour en trouver un autre ! Mais mon nom aurait dû être Malchance ! Ça c’est quoi j’ai trop le sang de l’iguane (expression traduisant la poisse, la guigne). Je portais un regard vers le plafond en le fixant attentivement, j’espérais là qu’une solution me tomberait du ciel.
Tic__________
La serrure se débloqua et la porte de la douche s’ouvrit sur un Karim (SD) tout nu qui me dévisageait l’air étonné. Mais je sentais que son regard traduisait autre chose. L’avait-il fait exprès ?
- Chérie tu es là. Mais depuis que je t’appelle, tu n’entendais pas ou quoi ? Je demandais ma serviette. Dit-il l’air de rien.
- …
- He ho Ophélie qu’y a-t-il ? Tu m’as l’air ailleurs chérie. Dit-il en se rapprochant de moi. Je ne pouvais m’empêcher de lire une once de fierté dans son regard. Fière de quoi ! Pfff de me mettre dans des problèmes !
Je décidai de ne rien répondre, il l’avait fait exprès et monsieur se permettait de jouer à l’innocent quoi ! Pff j’étais soudainement prise de colère mais à qui d’autre pouvais-je en vouloir si ce n’est qu’à moi.
- C’est bon tu as gagné, arrête ton cinéma. Dis-je lasse par ce semblant de comédie.
- de quoi parles-tu ?
- Arrête Karim, tu m’as entendu au téléphone avec Marc…
- Attend je ne te suis pas là.
- Arrête ton cinéma ! Tu as gagné c’est bon ! Maintenant arrête !
- Attend Ophélie tu parles de quoi là ! Dit-il faussement surprit.
- quand j’étais au téléphone avec Marc tu as fait exprès d’hurler ta soi-disant serviette pour qu’il t’entende. Pff.
- ah ça. Ok si tu le dis. Dit-il accompagner d’un sourire narquois au bout des lèvres.
- JE LE SAVAIS ! Pourquoi tu as fait ça ! M’écriais-je.
- je t’ai filé un coup de main, tu semblais ne pas savoir ce que tu voulais et faisais.
- pour qui te prends-tu ? Tu sais ce que je veux moi !
- Justement tu ne le savais pas toi-même alors je t’ai aidé à faire le meilleur choix.
- Et d’après toi c’est toi le meilleur choix c’est ça !?
- Ecoute je suis fatigué de me prendre la tête avec toi. Je ne te retiens pas, si tu veux rester avec ton vieux qu’il en soit ainsi mais moi je refuse de partager j’ai assez attendu et tu sembles ne pas vouloir faire cas de la situation. Va-t’en le retrouver mais saches que si tu le choisis lui, tu pourras faire une croix sur moi et ma porte ne te sera plus ouverte.
- …
- Les rôles sont inversés Ophélie, je te laisse une demi-heure pour réfléchir. Ce délai passé si tu n’as toujours pas pris de décision j’en tirerais moi-même conclusion.
Je ne dis rien et me contentai de me retourner dans le lit. God je découvrais là un autre visage de Karim, lui qui semblait patient et calme m’apprenait qu’il ne fallait pas abuser des bonnes choses, quoi que j’aurai dû me douter que cela arriverait un jour mais dès lors Karim n’était pas l’aîné de mes soucis, mes pensées volaient toutes vers Marc et sur ce qu’il pourrait bien faire, j’avais si peur, tellement peur et s’il décidait de prendre le 1er vol ! Non tout sauf ça pardon, et d’ailleurs il ne connait pas l’adresse de ma cousine en aucun cas il ne pourrait me trouver. Oh seigneur dans quoi me suis-je f****e !
J’avais fini par m’endormir, je fus réveillée une heure plus tard par la sonnerie de mon téléphone, j’avais peur de décrocher, je n’osais même pas regarder de qui il provenait et si c’était Marc ? God m’appellerait-il pour me dire que c’est fini ? Comme ça ? Non je connais mon Marc il ne baisse pas aussi facilement les bras mais…
Je décidais donc de porter un regard à mon écran qui affichait un numéro qui m’était inconnu, dieu merci c’était un numéro de France j’entrepris donc de décrocher et tombai sur la douce voix de ma cousine Ariane.
- Mwane tu es où !? Me demanda-t-elle.
- aka on dit d’abord bonsoir lol. Répondis-je.
- ahahaha pardon petite ne me fais pas rire, sinon quoi de neuf tu sais que je t’attends non ?
- Oui guéé je sais c’est comment t’es déjà pressée de me voir.
- krkrkr mais oui roh, je suis seule ici en plus avec ma grossesse là pardon j’ai besoin d’un souffre-douleur lol.
- Dja ! Et c’est moi t’as trouvé krkrkr, monsieur est où aka, c’est son rôle.
- tchuiip il travaille non, quand il part à 8h là je ne le revois qu’à 21h, 21h moi je suis fatiguée. Pardon vient je t’attends, sinon prends moi un Macdo en rentrant, j’ai trop envie d’en manger et j’ai la flemme (paresse) de sortir.
- tu es à ton quantième mois?
- 6 semaines, aka.
- Et tu fais le bruit! TchoO!
- Ah, pardon hein, la fatigue et les vomissements miss.
- krkrkr ok, ok. Je viendrais demain, le temps de passer à l’immeuble récupérer mes affaire et autre.
- Ok miss n’oublie pas seulement mon macdo.
- ouiii gué aka. Bon bisou, bisou.
Je raccrochais, me levais par la suite afin de prendre un bain, j’entrais dans la salle de bain sans verrouiller la porte, je laissais l’eau couler sur ma tête en puisant toutes solutions possible en mon fort intérieur.
- Tu as réfléchis ? Me demanda Karim qui m’avait rejoint dans le bain, il passa ses mains autour de mes reins en me déposant de doux b****r dans le cou.
- …
- Ca fait plus de trois quart d’heure, j’attends ta réponse.
- …
- J’ai donc réfléchis pour toi. Dit-il au creux de mon oreille. On reste ensemble…
J’avais juste une folle envie de lui donner une claque mais je me retiens, sur le moment Karim m’énervais, je le détestais de tout mon cœur, bon disons une partie de mon cœur mais je lui en voulais, tellement…
- Tu n’aurais pas dû faire cela Karim, tu aurais dû me laisser plus de temps comme convenu…
Karim se détacha de mon étreinte, sorti du bain en claquant la porte, je le sentis frustré mais j’entrepris de rester encore sous la douche j’avais besoin de m’éclaircir les idées, de prendre une résolution digne de ce nom mais surtout de faire un choix…
Un Choix mon Dieu ! Je ne pouvais le faire, je les aimais de la façon, du moins j’avais besoin des deux, je trouvais là un bon équilibre, j’avais mon Marc au pays et Karim ici avec moi, mais choisir était chose impossible je ne pouvais me résigner à cela, il en était hors de question.
Je décidai de gérer cas par cas, pour Karim je lui dirai que je vais rompre avec Marc, mais pour Marc… Là la situation restait coriace mais je suis une femme, j’ai solution à tout. Je sorti du bain et me rendis dans la chambre où je trouvais Karim assis sur le lit, les mains jointes et le visage serré, il porta son regard vers moi en une muette plainte.
- Karim… Je n’eus le temps de finir ma phrase que ce dernier m’interrompit.
- Ecoute Ophélie, je ne veux pas t’imposer quoi que ce soit. Dit-il calmement.
- non j’ai réfléchis et je…
- Laisse-moi finir s’il te plaît.
- hum. Dis-je en baissant la tête.
- Cela fait près de 2 mois que nous sommes ensemble et malheureusement pour moi je suis épris de toi, tu occupes mes pensées Ophélie, j’ai tendance à vouloir te protéger, je… Je, pour moi notre rencontre n’est pas qu’une pure coïncidence Dieu sachant faire les choses sait pourquoi il t’a mis sur ma route, mais si tu ne veux pas de moi je ne te forcerai en rien.
- …
- Tu aimes ton vieux ok, tu veux rester avec lui ok, si tu veux je l’appelle pour lui dire que je suis ton cousin, que je plaisantais c’est tout et essayer de réparer ce que j’ai commis car je n’aime pas me savoir être la cause de quelconque malentendu, mais je ne te voudrai plus jamais dans ma vie après cela Ophélie, je ne te voudrai plus dans mon cœur, encore moins chez moi ou que sais-je.
- …
- Tu l’aimes vraiment c’est ça ? Dit-il en portant un regard attristé vers moi. Tu l’aimes plus que moi, ahaha. Riait-il faussement. Qu’est-ce que je raconte c’est à savoir si tu m’aimes toi, je n’ai pas voulu brusquer les choses, je suis conscient qu’il était là avant moi mais, je ne supportais plus de devoir partager de plus tu semblais ne pas vouloir t’en défaire, malgré les maintes fois où tu m’as affirmer ne plus avoir de sentiment pour lui, je t’ai laissé faire comme bon te semble sans rien dire mais tu abusais de mon silence de ma compréhension, tu ne te gênais même pas pour lui parler au téléphone en ma présence, de l’appeler Chéri, de le rassurer sur les doutes qu’il avait et moi dans tout ça comme un c*n je ne disais rien.
- …
- j’ai fini par comprendre Ophélie, il ne faut pas vouloir ce qui est à autrui, tu l’aimes et là encore tu me le montre…
Je m’étais jetée dans les bras de Karim en l’embrassant de plus belle, j’avais été si ému par la façon dont il avait exposé les choses, il avait fait preuve de calme de compréhension de… De… Je ne trouve même pas les mots, il n’avait pas cherché à m’imposer quoi que ce soit encore moins à me forcer. GOD ! Il proposait même d’appeler Marc pour tout arranger ! Il faut être cruche et stupide pour laisser passer un mec comme lui.
- Arrête de te torturer l’esprit. Dis-je séductrice. Je te garde pour moi toute seule, certes je n’arrivais pas à rompre avec Marc car je tenais à le faire face à face, c’est quand même mon aînée et je lui dois un certains respect, je ne voulais pas rompre ainsi avec lui encore moins par téléphone mais bon ce qui est fait est fait Karim.
Il plongea son regard légèrement mouillé dans le mien en un sourire coquin avant de m’embrasser ce qu’il était sexy mon Karim, il avait de ce regard qui vous donne envie de faire de ces choses hum mieux je me tais
Le lendemain j’étais rentrée sur Paris accompagnée par Karim qui avait fait le déplacement afin de m’aider à récupérer mes affaires et à aménager chez ma cousine, j’avais dû inventer un gros mensonge aux filles de mon immeuble comme quoi ‘’ mon oncle ne voulait plus de moi chez lui car j’étais tout le temps chez mon copain du coup il l’a mal pris m’a chasser et m’a demandé d’aller vivre avec lui ‘’, je ne voulais en aucun cas leur donner la vrai raison pour laquelle je quittais la maison de mon oncle, car cela créerait plus de problème, les filles contacteront surement la police ou autre mais j’avais confiance en maman je préférais lui laisser le champ libre de décider d’elle-même du sort de mon oncle.
Karim avait fait deux jours sur Paris avec nous, on dormait dans la même chambre et ma cousine l’adorait, elle ne cessait de faire ces éloges, le comparer à son fiancé et criait à celui-ci de prendre exemple sur Karim qui lorsqu’il constatait que j’étais fatiguée après l’une de nos parties d’échange charnelle se mettait à faire la cuisine où m’apportait mon petit déjeuner au lit, je devenais paresseuse par sa faute mais quand je lui faisait le reproche il me répondait toujours en me disant : « Profites en chérie, très vite cela va changer surtout quand je te présenterai à ma famille » GOD ! Je pensais déjà à nos cousins Ouest Africaines qui sont trop nombreuses je risque de devoir faire mes preuves auprès de tous, eh Dieu, c’est problème je cherche là.
J’étais trop triste lorsque Karim s’en alla il me manquait affreusement et je n’osais pas penser à Marc de plus cela faisait plus d’une semaine que j’étais sans nouvelle de lui, mais je me résignais à croire que notre relation était finie connaissant Marc tant qu’il ne m’avait pas dit concrètement que entre lui et moi c’était mort je ne devais pas penser à cela mais je lui laissais juste le temps de se calmer ensuite je l’appellerai pour mieux lui expliquer disons que je me laissais le temps de trouver un gros mensonge qui puisse tenir la route…
- Tchuiip ton gars-là est même partie pourquoi. Me demanda Ariane ce qui me fit sortir de mes pensées.
- oh pourquoi ? Demandais-je à mon tour.
- Parce que j’ai envie de manger son rôti à la sauce tomate là ! Non c’était trop bon quoi.
- krkrkr ! Tu prends mon boy pour ton cuisinier hein krkrkr.
- je te jure que j’ai même proposé ça à Paul mais il me tape les blazes.
- krkrkrkr Paul va m’empoisonner le gars un jour à cause de toi krkrkr.
- mais hier il m’a sorti : « tu n’as qu’à l’épouser ! » je l’ai regardé genre ‘’ oh papa c’est comment ‘’.
- kiakiakiakiakiakiakiakia tu sens que le boy en a marre kiakiakiakiakia.
- mais j’ai même voulu dire genre « c’est parce que je ne l’ai pas rencontré avant »
- he mama calme toi c’est pour moi !
- kiakiakiakia dépose les armes chancy je ne vais pas te le voler kiakiakia.
- non, je te vois venir attention oh faut me laisser mon Burkinabe c’est quoi !
- j’espère qu’ils sont tous ainsi hein parce que après l’accouchement faut que j’aille chercher le mien.
- kiakiakia kiakiakiakia kiakiakiakia PAUL va me tuer ici là ohhhhh kiakiakiakia c’est fini Karim ne vient plus ici pardon.
DING DONGGG
- on sonne va ouvrir kiakiakia. Demandais-je à ma cousine.
- haaa mouf ! Répondit-elle en se dirigeant vers la porte d’entrée.
Je me retournais et continuais de découper mes oignons les larmes aux yeux, c’est la partie du film qui m’énerve avec cette histoire-là quoi, mais j’ai trouvé une astuce du tonnerre comme quoi il faut tremper l’oignon dans l’eau.
Je finis de mettre le tout dans la marmite, de remuer lorsque je fus prise d’une soudaine envie de curiosité Ariane n’était toujours pas revenue depuis là et je me demandais bien qui avait pu sonner, une de ses copines surement, je diminuais le feu et me rendis par la suite au salon où je constatai que Ariane était toujours devant la porte et semblais expliquer je ne sais quoi à son interlocuteur avant de crier mon prénom par la suite.
- Chancy tu connais une Ophélie ?! S’écria-t-elle debout devant la porte.
Je m’approchai d’elle en pouffant de rire c’est vrai que beaucoup de membres de ma famille ne savaient pas que je m’appelle Ophélie pour eux tous je suis Yesi Chancia rien de plus.
- kiakiakiakia tu ne sais pas que je m’appelle….
Je me freinai net quand Ariane se décala légèrement de la porte pour libérer le passage afin que son interlocuteur puisse entrer, je fus parcourue de frissons sans pour autant avoir vu de qui il s’agissait mais la grande taille, le corps robuste et la posture de cet invité surprise ne m’étais nullement inconnu, j’ai cru que j’allais m’évanouir lorsqu’il fit son entrée dans la pièce et que je vis son visage…