— Allons donc, éclata de nouveau le maréchal, n’oublie point, je te prie, jeune présomptueux, que tes Mongols et tes Chinois ne sont que nos instruments : l’âme, la force, la volonté, ce sont les Japonais, c’est moi, leur chef, ton chef à toi-même. Qui donc a subi le premier choc, il y a dix ans, défié l’Occident, abattu ce colosse russe devant lequel vous étiez tremblants comme de petits enfants ! Qui donc ensuite vous a galvanisés, vous les éternels engourdis ? Qui vous a armés, soulevés pour cette conquête du monde que nous consentions à partager avec vous ? — Je saurai l’achever seul. — Seul ! Pauvre reflet du Soleil Levant. Crois-tu donc, Sing, que l’état-major, habitué à recevoir de moi toute inspiration, crois-tu que les divisions japonaises, fières de leur gloire de jadis, te sui


