Elle était encore sous l’impression de cette inquiétude qui prenait, chez elle, les proportions d’une hantise, lorsque Sou-Kiang lui annonça que les envoyés de Wishburn étaient arrivés avec leur premier convoi d’armes, et lui apporta l’autorisation, que leur donnait Yukinaga, de passer quelques instants avec les prisonniers. Le maréchal voulait, par là, rassurer l’Américain au sujet de sa fille et, dans l’expectative d’une rupture avec les Anglais, il songeait à peser sur ses envoyés par un chantage nouveau, afin que la livraison d’armes suivante fût avancée d’un mois. On a vu qu’en effet, il avait des raisons de craindre que cette livraison fût la dernière, et il avait confié ses craintes à sa fille. — Tu connais le russe, Fleur de Cerisier ? — Oui, illustre Nagaharou, et bien que j’a


