Chapitre 08

4098 Mots
Mes oreilles avaient sifflés. Cet idiot était vraiment en train de croire qu’entre lui et Badou c’est lui que je choisirais. N’importe quoi. -Mais yow tu te prends pour qui ? -Pour Yankhoba Diallo. Je suis pas son égal. Je suis meilleur que lui dans tous les domaines. -Tu rêves !!! -Je sais de quoi je parle. -Ramène-moi chez moi. Autant parler à un sourd. Il m’avait complétement ignoré. Il continuait à rouspéter. Moi je faisais la gueule et je lui parlais plus. Il m’avait amené jusqu’à l’entrée de Thies avant de faire demi-tour. A ma grande surprise, il a garé la voiture dans un restaurant. On est sorti. On s’est installé. -Tu prends quelque chose ? -Non…Boudais-je. Yankhoba lui ignorait complétement la colère que je ressentais en ce moment. Il a fait ce qu’il voulait jusqu’à ce qu’il soit très tard et il m’a ramené chez moi. Une fois à la maison, je trouvais Dieyna seule dans le salon. Ça faisait un moment que ma grande sœur, enceinte, était à la maison. Badou était parti mais c’était évident qu’il allait pas m’attendre. -Il est rentré, hein…Dit Dieyna. -Je m’y attendais et c’est sûr qu’il me le fera payer. -Je crois pas. -Pourquoi tu dis ça ? -Il m’avait pas l’air fâché. -Sérieux ? -Oui. Je dirai même qu’il avait l’air détendu. -Comment ça ? -Il a dit que tu ne savais pas dans quoi tu t’étais embarquée. Qu’il connaissait bien Yankhoba et que s’il parle les gens croiront qu’il le fait par jalousie alors que tel n’est pas le cas. C’est seulement qu’il sait à qui tu as affaire. -Yankhoba est fou. Et il vient de me le montrer. -Badou dit que s’il te demande tu ne lui diras pas la vérité mais il sait que Yankhoba a mis son argent dans ta boutique. Il demande que tu dises la somme qu’il a mis et lui il le remboursera. Je lâchais un soupir et je m’adossais davantage dans le fauteuil. M’être embarquée dans cette relation avec Yankhoba était réellement une erreur. ****** Quand j’ai revu Badou, on a reparlé de ce qui s’était passé l’autre jour chez moi et cette histoire avec Yankhoba. Il m’a redit la même chose qu’il avait dit à Dieyna. Effectivement je lui ai dit que non, y avait rien. Il m’a demandé de rompre avec Yankhoba et avec ce qui s’était passé la dernière fois j’étais plus que décidé à rompre avec ce fou. Je suis allée voir Yankhoba et je lui ai dit la vérité. Que ma relation avec lui était une erreur que c’est Badou que j’aime et que je préfère en rester là avec lui. Comme d’habitude, il a insisté mais j’avais pris ma décision et je ne voulais pas revenir en arrière. ******* J’avais rompu avec Yankhoba mais ce type venait chez moi à chaque fois que l’envie lui prenait. Il s’était arrangé pour créer une relation avec mes parents et profiter de ce pouvoir. Je vivais un parfait idylle avec Badou et ce que Yankhoba faisait m’importait peu. A force de venir chez moi, le hasard a mis Yankhoba dans un moment crucial de Dieyna. Elle avait perdu les eaux et il fallait qu’on l’amène à la clinique pour l’accouchement. Yankhoba nous a servi de chauffeur et une fois à la clinique, il a lui-même réglé la note. J’ai pas besoin de vous faire un dessin vous savez à quel point les soins des cliniques sont couteux. Le mari de ma sœur en Espagne a par la suite envoyé l’argent pour rembourser mais ce dernier avait catégoriquement refusé. Il voulait pas de cet argent. Le mari de ma sœur ne voulait pas faire de fête pour le baptême mais ma mère elle voulait en faire. Dieyna est sa fille ainée et il s’agissait de son premier petit fils. Malgré tous les frais elle voulait faire une fête. A la grande surprise de tous, Yankhoba avait participé à la cérémonie même si on lui avait rien demandé. Il a acheté une vache pour ma mère. Quand je lui ai parlé, il a dit que c’était pas pour moi mais pour ma mère. Les choses se passaient et Yankhoba occupait une place de choix au niveau de ma mère. ******* Le temps passait et comme une échelle la situation de Badou ne cessait de s’améliorer. Yankhoba venait chez moi et moi je le laissais en plant pour aller avec Badou. Avec Badou les choses allait bien et je ne voulais pas prendre le risque de tout gâcher. D’autant plus qu’à ce moment si c’était juste une question d’argent, Badou pouvait me donner tout ce dont j’avais besoin. Un week-end, Badou m’a dit qu’il veut qu’on fasse un pacte. Tout un mois ensemble sans dispute ni rien. Il me fait savoir après que si on réussit, qu’il fera tout ce que je désire. Un mois c’était pas beaucoup et on a tenu. Comme promis Badou me demanda de quoi j’avais envie, je lui fais savoir alors que j’avais vu une bague en or dans une bijouterie et que c’est ce que je voulais. Il m’a répondu que oui. J’ai rajouté que j’avais également envie d’un week-end de rêve, loin de tout où on ne sera que tous les deux sans rien ni personne. Il avait également confirmé. Nous sommes allés à la bijouterie et en plus de la bague, il m’a également offert un bracelet. Pour le week-end, j’ai dit à mes parents que j’allais à Liberté 4 chez ma grand-mère ils m’ont cru alors qu’en réalité je taillais la route pour Somone avec mon amour. ******* On était dans un hôtel chic et j’étais vraiment gâtée par Badou. Le jour de notre arrivée, j’étais hyper fatigué et Badou m’a fait un massage. Il était simplement trop doux. Après il est allé me chercher à manger dans le resto de l’hôtel comme c’était du self-service. Après on a pris notre bain ensemble. Mais c’était loin d’être un bain ordinaire. Badou avait commencé à me caresser le s**e dans la baignoire. En même temps il me faisait des bisous partout sur le corps, il suçait mes seins tout en me doigtant. Il connaissait ma sensibilité et j’étais toujours faible devant lui. Je gémissais fort. Lui de même parce que je le caresser en même temps, je touchais ses tétons, il adore ça. On est sorti pour rejoindre le lit. C’est lui qui m’avait porté jusqu’au lit. Il a écarté mes jambes et à commencer à me l****r. Il sait que j’adore ça. J’ai commencé à gémir j’ai même eu envie de pleurer tellement je sentais ce qu’il me faisait. Tout en me léchant, il me doigtait. J’étais tellement excité, que je le suppliais de me pénétrer. Pendant tout ce temps, il n’arrêtait pas de me dire qu’il m’aime et qu’il voulait finir sa vie avec moi qu’il ne peut pas vivre sans moi que je le rendais heureux. J’étais mouillée comme pas possible c’était qu’avec lui que je mouillais à ce point. Je l’aimais d’un amour sincère et pur. Je jure que quand il m’a pénétré, j’ai senti mes larmes coulées. Il était sur moi et même pas 10 mn, on a joui ensemble. Je précise juste que ça faisait u moment qu’on avait rien fait. Ce moment nous avait vraiment manqué. On a repris à nouveau ne douche ensemble. Après on est sorti pour aller à la plage. Il était habillé en short avec un Lacoste bleu avec des raillures blanc, il est tout simplement croqué et j’étais absolument sous le charme. Moi j’avais juste mis une robe légère avec un sous-fesses. On est resté devant la plage de 00h à 4h -Sata, je réitère ma demande en mariage. -Bébé, tu sais que je t’aime. Tu seras toujours ma priorité mais je veux que tu fasses une chose avant qu’on ne pense au mariage. -Quoi ? -Tu dois avoir ta propre maison. C’est bien beau de changer de voitures à chaque fois que l’envie te prend mais tu dois avoir un toit. -Ok. -Finit la construction de la maison de ta maman et après tu trouveras un terrain. Tu y vivras avec ton épouse gua khamené daguay deuk di tabakh ba kerok mouy paré. -Ok. Une fois à Dakar, je laisse tout entre tes mains. Trouve un terrain et après tu me dis. -D’accord. ******* Les jours se passaient. 3 semaines plus tard j’avais vu un terrain à la cité Baobab et j’en ai parlé à Badou. Je lui ai dit que je voulais une grande maison, il m’a dit alors qu’il allait acheter 2 terrains car il fera tout ce je veux. Il m’a mis en relation avec son ami Oumar qui s’y connait puisque c’est son travail. Il a fait les vérifications et a confirmé que tout était aux normes. Badou m’a remis 14 millions pour l’achat des terrains et je devais partir avec Oumar pour tout régler. Ndékétéyo, il m’en avoulu pour ça. Il a commencé à raconter partout que Badou avait peur de moi et qu’il faisait ce que je lui disais. Il a appelé le grand frère de Badou qui vit en Belgique et ce dernier l’a dit à leur mère. La mère de Badou ne portait plus dans son cœur et n’hésitait pas de le montrer. Quelques jours après Badou est parti en Belgique pour régler quelques affaires. Durant son absence, j’ai recommencé à me sentir malade et nauséeuse. Je lui en ai parlé et il m’a demandé si je n’étais pas enceinte, je lui ai dit que non que c’était rien. Il a alors insisté et a demandé à son petit frère de venir me chercher pour m’amener à la clinique. Quand on est parti à la clinique le médecin m’a confirmé que j’étais bien enceinte. Dans la voiture, j’arrêtais pas de pleurer. -Qu’y a-t-il ? Me demanda le frère de Badou qui me servait de chauffeur. -Rien. Heureusement qu’il a pas insisté. J’ai appelé Badou pour le lui dire -Oui c’est bien ce que tu pensais. Sa joie pouvait se sentir à des kilomètres. -Cette fois-ci mome, tu vas le garder. Tu ne feras pas la même bêtise. -Je ne sais pas. -Soit tu le fais pas, ça passe ou soit tu le fais et ça casse. Je pouvais pas parler, y avais sn frère alors on a raccroché. ******** Depuis une semaine avec Badou, nos discussions tournait au tour de la grossesse lui et ses menaces et moi avec ma décision de d’interrompre la grossesse. Badou me disait lors de la dernière conversation téléphonique qu’il n’était pas mon singe et que trop c’était trop avant de me raccrocher au nez. Une grossesse hors-mariage c’était une autre paire de manche. Ma mère allait me tuer et je n’avais aucune idée de comment la famille de Badou allait réagir, je préférais ne jamais le savoir. Comme pour la première, je suis allée voir Eva et on est allée voir le médecin. Même procédé sauf que cette fois j’avais moins peur, je savais ce qui m’attendait. ******* 2 jours après l’interruption de la grossesse, Badou m’a demandé de venir le récupérer à l’aéroport avec son petit frère. Aucun problème, nous nous sommes rendu là-bas et avec Badou on a pas parlé de la grossesse. On pouvait pas le faire devant un tiers. Je n’ai pas beaucoup duré chez Badou. Je sentais que j’étais plus la bienvenue dans cette maison. ******* Le lendemain, Badou m’a demandé de venir prendre ce qu’il a acheté pour moi et ma mère durant son voyage mais comme je le disais sa mère ne m’appréciait pas et me le montrait. A chaque fois que Badou prenait quelque chose me disant que c’était pour maman, sa mère le prenait de ses mains en disant qu’elle le voulait. Quand ça m’a soulé je lui ai fait savoir que moi aussi j’avais une boutique et que j’allais souvent en voyage. Qua j’en achèterai pour ma mère. Badou n’avait pas apprécié ma réaction. Quand on s’est éclipsé du reste, il me l’a dit. Ça a éclaté en dispute alors qu’il avait vraiment pas de quoi. Je me suis rappelée de la grossesse. -Mais toi, depuis lors nous n’avons pas parlé de la grossesse. -Il y a rien à dire, tu ne l’interromps pas. -Il y a un problème alors. Je l’ai déjà fait. -Tu rigoles…Sourit-il. -Je suis sérieuse, c’est déjà fait. -Non t’oses pas. -Si, je te promets que je l’ai déjà fait. Je suis allée voir le médecin et je suis plus enceinte. -Tu te souviens de ce que je t’avais dit. -Oui. -Alors j’ai pas besoin de te dire qu’entre nous que c’est terminé. Chapitre 9 Effectivement Badou m’avait laissé tomber. C’était pas des paroles en l’air. Il en avait vraiment fini avec moi. C’état sérieux pour lui. Il répondait pas à mes messages et ne voulait rien savoir. Moi non plus j’osais aller voir qui que ce soit pour lui demander de faire une intervention. Carle faire m’obligerait à dire ce qui s’est passé et je ne pouvais parler de la grossesse. De l’autre côté Yankhoba était toujours là. Après tout ce temps face au mutisme de Badou, je pensais que c’était fini pour de bon alors j’ai recommencé à fréquenter Yankhoba et il m’a offert une voiture. J’ai passé mon permis et je pouvais conduire moi-même. J’étais avec Yankhoba mais ni lui, ni ses cadeaux ne pouvaient combler le vide laissé par Badou. C’est pour cela que j’ai changé ma photo de profil f*******:. J’avais mis une de ses images qui parlait d’elle-même avec des écritures dessus. Je voulais montrer le vide qui était dans ma vie. Comme je l’espérais, Badou l’a vu et m’a envoyé un message. « J’ai vu ta photo, c’est de moi que tu parles. » J’ai répondu que bien que bien sûr parce qu’il me manquait. Il m’a répondu. « Tu me manques encore plus mais je t’en veux encore. Et je sais que si on recommence, je pourrais faire choses regrettables car je manifesterai mon mécontentement. » « Balma ak (Pardonne-moi) » Il m’ a dit qu’il me pardonnait. Et on sait vu le soir même. On a recommencé à sortir ensemble et j’avais un autre problème, à savoir rompre avec Yankhoba. Je n’avais aucune idée de comment faire, il me faisait pitié et en plus il m’avait offert une voiture et c’était pas rien. Un autre problème était la voiture. Je savais que dès Badou allait être au courant ce sera la rupture direct. Il fallait que je lui cache son existence. Chaque soir avant qu’il ne vienne chez moi, je garais la voiture au parking, je ne pouvais la laisser à son emplacement habituel. ******* Si j’avais pas rompu à nouveau avec Yankhoba ce que je lui faisais n’était pas anodin. Je n’avais aucun temps à le consacrer et je le minimisais. Je m’occupais pas de lui et ce qu’il faisait m’étais égal. Une guerre mystique avait éclaté dans ma vie. Je suis allée avec Badou pour voir un marabout rien que pour faire en sorte que Yankhoba me laisse tranquille. Mais il fallait le dire Yankhoba était mystiquement blindé. Un jour avec Badou on est allé voir son ami et marabout Abdourahmane. Quand on est rentré il était 4h du matin. Quand Badou m’a déposé, Yankhoba m’attendait devant la porte. Je suis descendue de la voiture et Badou est parti. Je suis rentrée dans la maison avant de sortir et parler à Yankhoba. -Qu’y a-t-il ? Qu’est-ce que tu veux ? Tu peux pas juste me foutre la paix. -Sata mane guay dieunder gor. (Tu laisses un mec se mettre entre nous.) -Vas te faire foutre!!! Je l’ai laissé planter là et je suis rentrée. Badou m’a appelé pour me demander s’il est parti. Il m’a demandé d’être prudente. ******* Si ma relation avec Badou allait bon train, trop de personnes s’étaient immiscées dans la relation et parfois ça n’allait pas du tout. Sa famille et ses amis s’étaient liguées contre nous. Sa mère m’en voulait toujours parce que pour l’argent qu’il m’a donné pour le terrain mais aussi de l’appartement que Badou s’était trouvé. Elle disait que je voulais l’éloigner de son fils. Elle lui disait que je lui faisais faire des dépenses inutiles alors qu’il ne m’avait même pas épousé. Elle lui a imposé qu’il revienne chez elle et Badou l’a mal pris et s’est fâché contre elle. Il a déménagé à son appartement. J’aimais pas la situation alors j’ai fait tout pour qu’il se réconcilie avec sa mère. Badou m’a parlé d’une dame, une amie de sa mère et m’a amené chez elle pour qu’on fasse connaissance. Il a vécu chez la dame quand il était jeune. Dans la maison de la dame, je me sentais mal à l’aise. J’ai dit à Badou que s’il considère que cette femme comme sa mère, moi je sentais que la dame ne m’appréciait pas. Badou s’est fâché et m’a fait savoir que cette dame avait plus fait pour lui que sa propre mère que je n’avais pas le droit de tenir de pareils propos. Je lui ai dit alors, le temps nous dira si je me suis trompée ou pas. Au fur et à mesure, Badou ne voulait plus m’amener chez la dame. Si j’étais dans sa voiture au moment il devait aller chez elle, il me laissait dans la voiture et s’y rendait seul. Un jour, on s’est réconcilié après une énième dispute. On était allé faire les boutiques et durant le chemin du retour il m’a dit : -Je peux te dire un truc sans que ça ne t’énerve. -Oui. -L’amie de ma mère, la femme dont je te parlais Maïmouna Diop. -Oui je me souviens d’elle. -Elle m’a dit l’autre jour qu’elle voulait me donner sa fille en mariage. J’ai éclaté de rire, tellement que c’était prévisible. -Qui ? C’est la fille qu’elle avait appelé quand on était au salon pour lui demander de venir te saluer ? -Oui c’est elle. -Badou Diallo, je suis une femme et je sais comment on pense. Si je te dis un truc c’est parce que je sais pourquoi. -Yow kay t’es pas humaine. -Et maintenant que l’as-tu répondu ? -En ce moment on est en froid. Ça fait un moment que je suis plus allée chez elle. Je lui ai dit que je regardais ses enfants comme mes petites sœurs. Je lui ai dit que rien ne se passera entre nous. Et je lui ai également dit que je lui avais fait savoir que c’est Sata que j’aimais et je la lui ai présentée. On s’est disputé pour ça et je ne vais plus chez elle. -Non, non ne fais pas une chose pareille. Il s’agit d’une maman à toi. C’est ce qu’elle veut et pas toi, masse la wal ka mome. Après on sait jamais ce qui va se passer. -Sata, tant que tu es là j’irai pas voir ailleurs. -Dieu est grand mais va la voir et parle-lui. Pendant ce temps-là, ses amis lui disaient que je fricotais avec d’autres gars mais Badou ne voulait pas leur croire. Il était aveuglé par son amour moi et ne croyait pas ce qu’on lui disait. Badou est même allé voir un marabout pour que sa mère m’aime et m’accepte. Il s’est même disputé avec son grand-frère vivant en Belgique à cause de moi. En fait durant ma relation avec Badou, j’avais un copain footballeur qui évoluait en Turquie. Moi je voyais en lui une occasion de faire évoluer mon commerce puisqu’il avait des relations. On avait une relation virtuelle. Il se trouvait que cet homme était ami avec le frère de Badou et il avait des photos de moi nue en sa possession. Cet imbécile a envoyé les photos de moi au frère de Badou et ce dernier voulant me faire un sale coup a partagé avec tous les amis de Badou. Au fil du temps les photos ont tournés et Badou les a vues. Il m’en a énormément voulu. Parce qu’il a compris que même s’il n’y avait plus rien entre moi et ce type que les photos ont été prise durant notre relation. Mais il m’a à nouveau pardonné en me disant qu’il avait fait ça pour nous atteindre et qu’il n’allait pas leur faire ce plaisir. J’étais pas sa femme et que j’étais pas sa propriété. Que moi et lui c’était pour la vie. Pendant ce temps aussi je commençais à avoir un autre problème. L’épouse Yankhoba avait appris mon existence, elle avait vu mes photos sur le portable de son mari. Elle a fait en sorte d’avoir mon numéro et m’appelé pour m’insulter. Elle m’a dit que j’étais une p**e que son mari n’allait pas m’épouser et qu’il allait juste m’utiliser avant de me quitter. Moi je lui disais que c’était à elle de retenir son mari et que moi je voulais même pas de lui. Yankhoba était toujours présent. Il m’étouffait vraiment. Je faisais tout pour qu’il me laisse tomber mais étant un têtu il ne voulait pas accepter l’échec. Badou s’énervait par moment parce que je continuais à rejeter sa demande en mariage. Je l’aimais mais je ne me sentais pas prête. Je ne voulais pas me marier sans ça. Je voulais pas me marier pour divorcer. Le mariage n’est ni un jour ni deux jour. Badou me disait que je ne l’aimais pas et que c’était la seule raison de mon refus alors que non c’était pas ça Quelqu’un m’a vu avec la voiture que Yankhoba m’a offert et l’a dit à Badou comme prévu il s’est fâché et je lui ai promis de rendre les clefs à Yankhoba. Chose que j’ai faite mais il a refusé. Quand ma mère l’a su elle m’en a voulu et particulièrement à Badou. Elle lui a interdit de venir à la maison. Et moi je me moquais de ma mère, quand Badou venait on restait devant la porte de la maison. J’ai dit à ma mère que si elle ne veut pas qu’un homme vienne voir sa fille que sa fille ira le voir. Ma mère m’en voulait. Au fil du temps, Badou s’est imposé auprès de ma mère et elle a vu que c’était quelqu’un de bien. Bien meilleur que Yankhoba mais elle lui avait déjà donné sa parole mais moi je lui ai dit que je m’en fichais. C’est Badou que j’aimais et c’est avec lui que je me marierais. Quelques temps après un de mes amis habitant à Thies se mariait. J’avais déjà appris à coudre et j’avais mon atelier alors il m’avait demandé de faire la couture pour lui et sa femme. Je m’étais chargée de tout et je suis allée à Thies pour le mariage et j’ai dormi là-bas. Avant de partir pour Thies, Yankhoba était venu à la maison pour m’offrir mais j’en voulais pas. J’en ai parlé avec Badou qui était en ce moment en voyage au Portugal et il m’a demandé de m’éloigner d’eux que s’il le faut que je change de numéro que lui il les connaissait et c’était dangereux. Mes parents étaient mis au courant des appels de l’épouse de Yankhoba et s’étaient fâchés en disant que la femme disait du n’importe quoi et que mon mariage avec Yankhoba ne dépendait que de moi. ****** J’avais prévu de rentrer le soir après le mariage, ma mère m’a appelé vers 14h pour me demander de rentrer que c’était urgent. Puisque c’était ma mère, je me suis dite qu’elle a exagéré et que y avait rien d’important. Je suis allée à la piscine. A 15h, mon père m’a appelé pour me demander de rentrer que je devais pas être là-bas à 17h. Là j’ai commencé à m’inquiéter et je suis rentrée avec ma voiture. Une fois à Dakar, j’ai trouvé du monde à la maison. Je suis allée au salon voir mes parents. -Que se passe-t-il ? Pourquoi vous m’avez pressé comme ça ? -Ton père te donne en mariage…Me dit ma mère. Je l’ai pas cru et je me suis mis à rire. -Tu vas donner qui en mariage ??? Demandais-je à mon père. -Toi, Sata. Tu te maries aujourd’hui. -Quoi ? Badou Diallo a envoyé des personnes. -Je ne te donne pas en mariage à Badou Diallo mais à Yankhoba Diallo. A ce moment-là, je ne sentais plus mes pieds. Note de l’auteur : Je devais poster les deux chapitres séparément mais je sais déjà que si je le fais les gens avec les portables khourdabb auraient du mal à lire donc je les ai mis ensemble.
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