Chapitre 9 : La punition Automne 58 av. J.C. Le verdict est tombé : le général a prononcé la sentence sous le regard hilare d’un Dillius bien abimé puisque son nez saigne encore abondamment et que plusieurs dents manquent dans sa bouche. Le coupable sera fouetté devant la VIIe Légion. Il faut qu’il serve d’exemple afin d’éviter qu’une telle ignominie ne survienne à nouveau. Peut-être a-t-il été trop gentil avec ses hommes, il est temps d’instaurer une discipline plus drastique dans les rangs de sa légion. Je suis attaché à une potence de bois dressée pour l’occasion, sans que quiconque ne puisse faire quoi que ce soit. A quoi bon de toute manière : j’ai fauté et doit payer pour mon erreur. On ne frappe pas un supérieur, voilà tout. Même si ce dernier est connu pour être le pire de tous


