XIIIRobert-Robert avait néanmoins trop de raison pour ne pas se résigner à ces inconvénients de l’autorité suprême. Ce n’était ni par ambition, ni par vanité, qu’il en avait accepté le fardeau : c’était par nécessité. Une triple mission lui avait été imposée par la Providence : – se conserver pour sa famille, dont il devait être un jour l’unique soutien ; – veiller au salut de ses compagnons d’infortune, qui n’avaient plus d’espoir qu’en lui ; – et enfin remettre le plus tôt possible, au commandant de l’escadre française de la mer des Indes, ces dépêches de l’Empereur que le capitaine Flottard avait léguées à ses mains d’adolescent et qui paraissaient être d’une si haute importance pour le salut de notre marine. Or, la seule chance qui lui fût restée de remplir quelque jour ce mandat, c’ét


