IIIIl signor Cafarinno se donnait beaucoup de mouvement en présence du fléau qui dévorait sa cargaison. À voir l’empressement qu’il mettait à procurer tous les secours possibles à ceux d’entre les noirs qu’avait frappés la contagion, à voir l’inquiétude avec laquelle il s’informait de leur état, à voir sa douleur enfin lorsqu’il fallait jeter à la mer ceux qui avaient succombé, on l’eût pris certainement pour un philanthrope, digne d’entrer, à deux battants, dans les Sociétés d’Europe les plus distinguées en ce genre. Et cependant la cupidité seule échauffait son zèle. Je n’ose en dire autant des Sociétés. « – Avez-vous fait nettoyer le parc ? » dit-il un jour, pour la centième fois, à l’un des hommes de l’équipage, d’une voix doucereuse, empreinte encore d’un reste d’accent italien, et d


