XSa Majesté Ahaldy (tel est le nom qu’on donna à Robert-Robert) fut conduite en grande pompe au temple, et du temple au palais, où l’on procéda aux cérémonies de son intronisation. Ces cérémonies durèrent une demi-lune. Ce fut une suite incessante d’invocations au grand Yankar, de prières publiques, de harangues, de flagorneries et de vociférations : toutes choses fort ennuyeuses qui inspirèrent à Robert-Robert assez peu de goût pour le sublime poste où le destin l’avait élevé. Il y a partout quelque chose de plus absolu que le roi le plus absolu : c’est l’usage. Avec le pouvoir de son illustre prédécesseur, Robert-Robert avait hérité ses biens, ses animaux, ses courtisans, ses armes, ses meubles, ses pipes, ses nippes et ses fonctionnaires. Il lui fallut s’affubler de la défroque du déf


