XIVPendant un long moment après le départ d’Ourida, M. de Varouze était demeuré dans une sorte de prostration. Le teint blême, les paupières closes, il semblait respirer avec difficulté. De temps à autre, un long frisson parcourait son corps amaigri... ou bien un soupir douloureux passait entre ses lèvres agitées d’un tremblement convulsif. Son cerveau vacillait, comme sous l’empire d’un vertige. Les idées le fuyaient... Il ne lui restait que cette sensation aiguë, atroce, d’un écroulement total, d’une effroyable désillusion. Ses mains décharnées se crispaient à l’appui du fauteuil. Lentement, ses paupières se soulevaient, son regard faisait le tour de la pièce. Voyons, il avait rêvé ? Ce n’était pas vrai que cette petite fille était là tout à l’heure... cette petite fille aux cheveux fa


