– Voilà le consommé de Monsieur le comte. Il est à point, pas trop chaud. Monsieur peut le boire tout de suite. – Bien. Merci, Martin. La voix de M. de Varouze était altérée. Un frisson parcourait le corps maigre, enfoui dans une robe de chambre. Le valet s’informa, d’un ton doucereux qui s’alliait bien à son regard faux : – Comment Monsieur se trouve-t-il ? – Assez bien... assez bien. – C’est l’heure pour Monsieur de prendre sa potion calmante, avant de boire son bouillon. – Non, non, pas de bouillon ! je suis bien, vous dis-je. – Cependant, Monsieur paraît plutôt agité. La potion est nécessaire, en ce cas... – Agité, moi ? Où prenez-vous cela ? Par un v*****t effort de volonté, M de Varouze se raidissait pour dominer cette émotion qui n’avait pas échappé au valet, bon observate


