VÀ une centaine de mètres du château, dans l’ombre d’une épaisse charmille, se trouvait une petite maison aux ouvertures en plein centre, dont les murs faits de pierre volcanique étaient couverts, à la fin de mai, d’une abondante floraison de roses couleur de pourpre. On l’appelait la maison de Mahault. Personne, dans le pays, n’aurait accepté d’y loger, car on la prétendait hantée... Mahault de Varouze y revenait, disait-on, et se promenait dans les pièces désertes, tenant entre ses bras son petit enfant. Au temps passé, elle avait été la femme très aimée d’Odon de Varouze. Celui-ci, parti pour guerroyer à la suite de son suzerain, fut tué au cours d’une bataille. Philippe, le frère cadet d’Odon, voulant s’approprier les biens qui revenaient légitimement au fils que Mahault venait de met


