Rapidement, je tendis ma main à Eden. Il l'a pris. À travers son regard, je compris qu'il avait saisi mes intentions. Lorsqu'il fut assis sur le dos du cheval, il passa ses bras autour de ma taille, et s'y agrippa fortement. Les hommes de police nous sommaient de ne plus avancer. La foule criait. Le cheval sauta au-dessus des véhicules de police. Dans cette agitation, nous prîmes la fuite. Nous regagnâmes assez vite le centre-ville, puis nous le délaissâmes, et poursuivîmes notre chemin dans les sentiers de la forêt qui bordait le manoir. Notre course pris fin, devant notre lac, à quelques mètres du manoir. L'air était chaud, le ciel éclairé, et le chant des grillons incessants. — Avez-vous terminé de l'abreuver ? me demanda Eden, en faisant du vent avec sa chemise, tout en souffl


