Je n’avais cessé de repenser à cette nuit. Même lorsque Eloise déposa près de moi ma tasse de thé, c’était à peine si je l’avais remarqué. Mon esprit était toujours dans les tourments de questionnement incessant. La nuit dernière m’avait laissé une note amère. Je fus coupé dans mes réflexions par les salutations volubiles d’Eden. Il était serein, calme. Quiet. Se doutait-il au moins de la honte que j’avais ressentie hier en nettoyant de sur moi sa semence ? Ou alors, imaginait-il la peine qu’il m’avait causée en refusant de nouveau mes lèvres. Encore, pouvait-il se douter de la honte qu’il m’avait infligé lorsqu’il m’avait quitté, abandonné, comme un linge usé, après m’avoir utilisé. Je mettais senti sale, objet. Sans réelle valeur et sans importance. J’aurais bien voulu le conf


