Chapitre 8

3197 Mots
– Tout cela est très bien, mais l’important, mon cher comte, n’est point que l’on sache qu’il y a un cadavre dans une petite maison de Montmartre… L’important est de savoir où se trouve cette petite maison et, si j’ai bien écouté votre récit, je ne vois pas comment on pourrait arriver à se faire même une idée de l’endroit… La victime n’en est jamais sortie, dites-vous, et la sage-femme, la seule personne qui ait été introduite dans cette maison, le fut dans des conditions de mystère telles qu’elle n’a rien vu, puisqu’on l’amenait là les yeux bandés. – Elle ne voyait pas, interrompit le comte, mais elle entendait. – Et qu’a-t-elle entendu ? – Une phrase : Tu es la Marguerite des Marguerites, tu es la perle des Valois ! – Ah ! oui, cette phrase prononcée, vous nous avez dit… par un perroquet. – C’est cela !… Eh bien, monsieur le procureur, j’ai retrouvé le perroquet. Ce fut au tour de Sinnamari de comprendre et de s’émouvoir. – Vous avez retrouvé le perroquet… Alors ? – Alors, par le perroquet, monsieur le procureur, j’ai retrouvé la maison… Sinnamari se dit : « Il ment peut-être ! Nous allons bien voir. » – Très ingénieux, fit-il. Et, ayant retrouvé cette maison, qu’avez-vous fait ? – J’en ai donné l’adresse au roi des Catacombes… – Vous voyez bien que vous êtes son ami ! – Il y a des jours… – Et alors, racontez-nous ce qu’il a fait, votre ami… Il est sans doute aller y chercher le cadavre de sa mère ? – Oui. – Est-ce qu’il l’a trouvé ? – Non !… Régine et Grimm ne purent retenir un léger soupir de soulagement. Quant à Sinnamari, qui savait par sa récente visite à la cave de la rue des Saules que le cadavre ne pouvait avoir été découvert, il était moins ému. – C’est dommage ! s’écria-t-il, c’est dommage ! Si nous avions le cadavre, nous pourrions faire quelque chose pour vous ! Mais que voulez-vous que nous fassions sans le cadavre ? – Ça a été le raisonnement de R. C. ! reprit le comte qui, lui, semblait regagner en sang-froid ce que Sinnamari perdait en énervement… Et il est venu me trouver tantôt pour lui retrouver ce cadavre-là ! – Vous ? – Moi ! – Et vous le lui retrouverez ? – Je le lui ai promis… – Et quand donc le retrouverez-vous ? – Ce soir ! – Mais où ? – Ici ! Un mouvement général attesta l’intense curiosité déchaînée par les dernières paroles de Teramo. – Ah ! Ça !… fit Sinnamari, un peu rassuré… est-ce que vous ne vous moquez pas un peu de nous ?… Vous allez retrouver ce soir ici un cadavre qui est enterré dans une maison de Montmartre ? – Ne vous ai-je point promis des expériences plus curieuses encore ? reprit Teramo. Qu’est-ce que découvrir un cadavre pour un homme qui a la prétention de le faire revivre ? – Après l’avoir trouvé, vous ferez revivre ce cadavre ? – Je le jure ! – Eh bien ! Pour voir… Trouvez-le d’abord, et nous parlerons de la résurrection ensuite ! fit Sinnamari avec un rire qui sonnait faux. De fait, le comte était si sérieux en disant d’aussi apparentes extravagances que les plus forts, que le plus fort, même Sinnamari, ne pouvaient manquer d’en être impressionnés. – Attention ! Monsieur le procureur, fit Teramo tout à coup, je commence !… – À quoi ? – À retrouver le cadavre… Je ne vous demande qu’une chose, c’est de ne point m’interrompre… quoi que je dise… quoi que je fasse… pas un mot… et je réponds de l’expérience !… Le comte fit asseoir tout le monde. Seul, il resta debout, dominant l’assemblée, devant Sinnamari, très intrigué, et… un peu inquiet. – La petite maison où a été enterré le cadavre, commença Teramo, se trouve à mi-flanc de la Butte, dans une ruelle déserte. C’est là qu’un soir, sur mes indications, Robert Carel, le fils du guillotiné, R. C., le roi des Catacombes, pour tout dire, se rendit pour y chercher le cadavre de sa mère. Or, sachez que par hasard, ce même soir, le magistrat assassin qui n’avait point remis les pieds dans cette propriété depuis plus de vingt ans, s’y rendit aussi, poussé sans doute par la secrète intuition que la sécurité dont il avait pleinement joui jusqu’alors se trouvait tout à coup en danger. » Caché dans un coin de la maison, le fils vit venir à lui le bourreau de sa mère et il pensa que c’était le ciel qui le lui envoyait, non point pour faire naître l’occasion d’une immédiate vengeance, car il est des crimes pour qui la mort seule serait un trop mince châtiment, mais pour l’aider dans sa pieuse recherche… Pour lui montrer l’endroit où les bandits avaient caché la preuve de tous leurs forfaits !… » Sans la rencontre providentielle de ces deux hommes, cette nuit-là, R. C. ignorerait encore l’existence d’une porte secrète qui le conduisit dans un immense caveau dissimulé dans les fondations mêmes de la maison… L’assassin marchait devant… et il ne se doutait pas, après avoir ouvert la porte, qu’à quelques pas derrière lui, dans les ténèbres de l’étroit escalier, il était suivi par le Vengeur !… L’assassin pénétra dans le caveau et en fit lentement le tour, puis il remonta, précédé maintenant dans l’escalier par R. C., qui avait assisté de loin à cette promenade silencieuse… L’assassin quitta, complètement rassuré, la maison abandonnée qui avait si bien gardé son secret… Pour R. C., il ne faisait plus de doute que le caveau était devenu le tombeau de sa mère !… C’est là qu’il lui fallait chercher !… Ayant surpris le secret de la porte, il n’eut aucune difficulté à retrouver l’escalier qui le reconduisit dans le mystérieux caveau ! Et, tout de suite, il se mit à la besogne ! Armé d’une lanterne et d’une pioche, il refit, le chemin qu’avait accompli, quelques minutes auparavant, l’assassin ! Il s’arrêta là où celui-ci s’était arrêté… Il fit les mêmes pauses, il fit les mêmes pas !… Son regard cependant ne discernait rien qui lui dît : C’est ici plutôt que là ! Arrête-toi et travaille !… Alors, alors… il résolut de tout creuser, de tout remuer… de ne pas laisser sans la retourner une parcelle de cette terre ! Et il donna son premier coup de pioche ! Il travailla toute la nuit… il travailla une partie du jour !… » Il avait fouillé de ses mains toute la terre de ce caveau maudit !… Et il n’avait rien trouvé ! Et il ne trouva rien !… Un autre se fût enfui de cette inutile maison, mais R. C., quand il s’agit de sa vengeance, espère toujours ! Il vint à moi ! Il se souvint qu’il y avait un homme ici-bas pour qui la vie et la mort n’ont plus aucun secret, et que c’était mon métier à moi de retrouver et de réveiller les morts !… Et Teramo, brusquement, s’avança vers Sinnamari et lui prit la main… Sinnamari s’attendait si peu à ce geste qu’il n’essaya même point de retirer sa main de celle de Teramo. Du reste, il ne comprenait pas encore ce que le comte lui voulait… et puis… et puis il lui semblait qu’il fallait que sa main fût dans celle du comte, si bien que l’idée de résister à Teramo ne lui vint même pas. – C’est vous… vous-même, monsieur le procureur, qui allez me servir de truchement pour cette expérience que vous jugez si délibérément impossible… déclara Teramo en brûlant de ses regards le regard de Sinnamari… C’est par votre entremise que nous allons être immédiatement fixés sur l’endroit où l’on a caché le cadavre !… C’est vous qui allez me servir de médium entre le ciel et la terre !… Cela vous étonne !… Vous êtes comme tant d’autres qui sont des médiums qui s’ignorent… Mais moi je ne me trompe pas et l’on ne me trompe pas !… J’ai découvert en vous un sujet de premier ordre, un instrument merveilleux et très docile… d’autant plus docile que vous êtes plus sceptique… Je ne vous demande que votre main dans la mienne… là… comme cela !… C’est parfait… et maintenant, entrons ensemble dans la petite maison de Montmartre… poussons la porte du jardin… traversons ce jardin… faisons-en le tour… Vous y êtes ?… Regardez-moi !… Regardez-moi !… Regardez-moi donc !… Vous y êtes… dans le jardin ! Bien ! Bien !… Nous n’avons que faire au jardin, n’est-ce pas ?… Nous gravissons le perron… nous traversons le perron… nous traversons le vestibule… nous allons à la porte secrète… nous descendons l’escalier !… Voici le caveau !… Laissez-moi vous conduire, monsieur le procureur… docilement… docilement… ne vous raidissez pas !… Ne vous révoltez pas !… Suivez-moi !… Suivez-moi et arrêtez-moi quand j’irai trop vite… Visitons chacun de ces piliers de brique… il y en a trois à gauche… trois à droite… trois au milieu… marchons tout doucement… tout doucement, vous dis-je !… Eh ! Je vous ai prié de m’arrêter, et c’est vous qui précipitez ma marche… Tout doucement… tout doucement… là !… Celui-ci ?… Est-ce au pied de celui-ci qu’il faut creuser plus avant… plus avant… plus profondément la terre ?… Au nom de Dieu, monsieur Sinnamari !… Au nom de Dieu ! songez au cadavre !… Ne songez qu’au cadavre !… Deuxième pilier… l’autre… l’autre en face… l’autre… trois pas… trois pas encore… l’autre… l’autre… à droite… à gauche… encore !… là… là… là… Et le comte se tut… On eût entendu voler une mouche. Le comte et le procureur étaient aussi pâles l’un que l’autre, aussi immobiles… Ils paraissaient maintenant deux statues liées par ce geste de la main, un geste de pierre… – C’est étrange ! murmura-t-il. Étrange… Nous avons fait tous les chemins… Et pourtant le cadavre est bien là… n’est-ce pas ?… Dites-moi… dites-moi avec votre main si le cadavre est bien là… dans ce caveau… Oui ! Oui !… Il est là… dans le caveau… Voyons ! Marchons !… Marchons encore !… la main dans la main, dans le caveau !… Encore un silence. Et quel silence ! Il semblait que, dans l’immense salon, personne ne respirait plus !… L’angoisse, l’attente du dénouement tragique de cette situation formidable avait pétrifié trois cents personnes !… … Et puis, tout à coup… le comte laissa tomber la main de Sinnamari ; il leva son front radieux où flambaient tous les feux de la victoire. – Merci, monsieur le procureur ! s’écria-t-il… Je sais maintenant où est le cadavre !… Personne ne put douter de ce cri de triomphe. Le drame, pour muet qu’il fût, n’échappait à personne, et pendant que la foule des invités resserrait son cercle de Teramo-Girgenti avec des exclamations, des murmures prudents encore, mais qui attestaient l’émotion générale, on vit les Trois se lever, se dresser sous le regard du comte pour répondre à l’accusation terrible qui venait d’être lancée contre eux avec la certitude de la preuve enfin obtenue par un homme qui disposait de moyens qui dépassent les forces humaines. Sinnamari lui-même semblait avoir perdu la libre disposition de ses esprits, et l’on fut tenté de croire un instant que, vaincu par un rare adversaire, il allait prononcer, sous l’ascendant de cette puissance hypnotique qui annihilait en lui toute velléité de défense, les paroles définitives de l’aveu !… Mais voilà qu’un événement, un tout petit événement se produisit qui changea soudain la face des choses et brisa comme verre la victoire de Teramo. Nous disons « comme verre ». Et ce fut du verre qui fut brisé en effet, un carreau… La fenêtre que Sinnamari avait si obstinément tenue fermée dans un coin du salon attira subitement tous les regards… car le bruit d’une vitre en éclats, traversée d’un caillou qui vint rouler jusqu’aux pieds du Procureur, se fit entendre dans le silence, qui avait suivi ces mots : « Je sais maintenant où est le cadavre ! » Et pendant que tous les regards étaient encore sur cette vitre éclatée, Sinnamari, transformé, reconquis, Sinnamari, le feu aux pommettes, et le regard fulgurant, penché sur le comte, lui disait entre les dents : – Pas un mot de plus, comte Teramo-Girgenti, ou vous pourrez annoncer à votre ami que je ferai souffrir à sa fiancée tous les supplices endurés par sa mère… Pas un mot de plus, ou tremblez ! Car Gabrielle Desjardies est en mon pouvoir !… Si bien que lorsque l’assistance se retourna vers le comte et vers le procureur, elle vit que c’était le procureur qui maintenant menaçait et le comte qui tremblait. Que s’était-il donc passé en une seconde ? Nul ne pouvait le supposer, mais chacun comprit que le tout-puissant magistrat n’avait point partie perdue et qu’il n’était pas temps encore de le renier ! Appuyé contre la muraille, non loin de l’impassible exécuteur des hautes œuvres de R. C., de l’immobile bourreau rouge toujours appuyé sur son énorme glaive, le pauvre être qu’était M. Macallan semblait agoniser en face de l’attitude nouvelle des deux personnages. – J’en mourrai ! murmurait-il en appuyant la main sur son cœur… J’en mourrai !… What a fearful sight (Quel spectacle effrayant !) Quant à Liliane, elle regardait le comte et ne comprenait plus… et tous ceux qui ressentaient une grave sympathie pour le comte : Raoul Gosselin, Marcelle Férand, Philibert Wat lui-même, qui le craignait et cependant n’espérait qu’en lui… ne comprenaient plus… Tout à coup, il y eut un grand brouhaha. Une voix criait « Le comte de Teramo-Girgenti ! Le comte de Teramo-Girgenti ! » Cette voix venait des pièces lointaines et était accompagnée de tumulte, d’un bruit de bataille… Tout le monde s’était tourné vers la porte grande ouverte par où parvenait ce tintamarre. Et l’on vit arriver comme une trombe un grand corps tout déchiqueté, couvert d’habits en loques, la figure en sang, la bouche hurlante, poursuivi par une nuée de domestiques, de laquais en livrée qui s’accrochaient comme ils pouvaient à ce forcené. – Teramo-Girgenti !… Le comte de Teramo-Girgenti ! hurlait la bouche. Le comte, qui semblait avoir peine à se soutenir, trouva la force cependant de s’avancer vers l’homme : – Me voici ! dit-il… C’est moi ! Alors, l’homme s’écroula aux pieds de Teramo en s’écriant : – Ils me l’ont volée !… Ils me l’ont volée !… On n’était pas encore remis d’un pareil événement que, par une porte faisant face à celle qui avait livré passage au Professeur, un autre individu accourait, tout aussi déguenillé tout aussi arraché, « abîmé » que le Professeur, et qui ne paraissait pas moins ému. Aussitôt qu’il l’aperçut, le comte marqua une stupéfaction profonde et lui fit signe de venir à lui. – Qu’y a-t-il donc, Cassecou ? demanda Teramo qui, voyant le destin se détourner de lui, essayait de retrouver un peu de sa force d’âme pour résister aux coups inattendus qui le frappaient. Le nouveau venu se pencha à l’oreille du comte : – Il y a, maître, que la Profonde est en pleine révolte et que le Vautour est sur le point de se faire proclamer roi !… – Le Vautour ? interrompit le comte en montrant du doigt à Cassecou le bourreau rouge, l’homme au masque et au glaive. Mais il est ici ! – Non maître ! Je viens de le voir à l’instant, entouré des mutins !… Teramo releva le Professeur, qui se désolait à haute voix, maudissait dans les larmes le sort ennemi, invectivant les dieux infernaux. Et, l’entraînant d’une main, pendant que de l’autre il conduisait Cassecou, il se dirigea vers l’homme rouge, ouvrit la porte contre laquelle il s’appuyait, poussa cet homme dans l’autre pièce déserte, referma la porte sur eux quatre, arracha le masque qui couvrait le visage du porte-glaive, et s’écria : – Ce n’est pas le Vautour ! Non, ce n’était pas le Vautour ! C’était un homme dont l’allure, la haute taille, le profil masqué lui ressemblaient, mais ce n’était pas le Vautour ! L’homme, du reste, ne paraissait rien comprendre au geste brusque du comte qui l’avait démasqué, et son ahurissement de brute prouvait assez qu’il n’était, dans toute cette affaire, qu’un vulgaire comparse qui ignorait même l’importance du rôle muet qu’on lui avait fait jouer. Le comte ne s’attarda pas à lui demander des explications. Il se recueillit quelques secondes, les mains sur les yeux, dans une immobilité tragique. Lorsqu’il montra à nouveau ses regards, il était redevenu lui-même, l’homme fort que rien n’atteint, que rien n’étonne et qui ne peut que vaincre… Il poussa une petite porte qui donnait sur une chambre secrète et ordonna à Cassecou et au Professeur de l’y attendre. Puis il retourna dans les salons, qui étaient légèrement houleux et où l’on s’entretenait avec mille commentaires des dernières scènes qui avaient suivi le récit si intéressant du comte. Sinnamari se donnait le luxe de défendre le comte contre les méchantes langues, lesquelles, croyant faire leur cour au procureur, ne se gênaient presque plus pour traiter Teramo-Girgenti en aventurier. Il affirmait que le comte était son meilleur ami, qu’il lui avait été recommandé par les premiers personnages de l’Europe, qu’il était allié à la plus vieille noblesse espagnole et italienne, mais qu’il manquait un peu de ce parisianisme que ne saurait donner la plus vaste fortune, mais qui s’acquiert très vite pour peu qu’on soit intelligent. Or, Sinnamari ne refusait pas au comte l’intelligence. Dans quelques semaines, Teramo-Girgenti comprendrait lui-même combien il avait montré de mauvais goût en voulant « épater Paris avec des histoires de revenants ». Ces dernières paroles furent entendues du comte, qui arrivait. Il remercia Sinnamari de vouloir bien excuser les excentricités d’un homme qui revenait de l’autre monde et qui n’avait encore pris qu’un contact insuffisant avec celui-ci. Il paraissait tout à fait désinvolte, et il dit avec un bon rire, un peu confus : – Eh bien ! Maintenant que je vous ai fait bien peur, nous allons nous amuser… Il donna des ordres pour que la représentation commençât dans le petit théâtre de l’hôtel, cependant qu’il retournait à la porte de la grande galerie pour recevoir les invités de la soirée, qui commençaient à affluer. Comme la représentation battait son plein et qu’on applaudissait Marcelle Férand et Liliane, il disparut à l’anglaise. Cinq minutes plus tard, il entrait dans la petite chambre secrète où Cassecou et le Professeur l’attendaient toujours. Seulement, ce n’était plus le comte que ceux-ci virent entrer, c’était le magnifique jeune homme habillé de ce costume noir et de ces dentelles d’un prix inestimable que nous avons vu apparaître dans le salon Pompadour de la place de la Roquette. Une résolution terrible se lisait dans son fier regard. Une épée lui battait au côté et il avait de singuliers pistolets à la ceinture. – Robert Pascal ! s’écria le Professeur, qui reconnut l’ouvrier orfèvre, malgré la différence de teinte de ses cheveux et qui hésitait à en croire ses yeux. – Le roi ! fit Cassecou en se levant.
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER