Les deux jours suivants, Pierre les passa naturellement entre la caserne et l’Hôtel-Dieu, entre ses obligations et ses amours. Le temps passa ainsi bien vite. Et c’est le 22 août 1944 que la nouvelle parvint au commandant d’Herpent : le jour même, au matin, la colonne d’Allemands et de collaborateurs échappée du Puy-en-Velay quelques jours plus tôt s’était rendue aux hommes du maquis qui la harcelaient. Le commandant Marey, qui supervisait l’opération, avait fait télégraphier à son collègue que figurait bien au nombre des prisonniers un collaborateur du nom de Chatelet. Car Guillaume d’Herpent avait suivi l’opération à distance. Fort de cette information, il attendit le soir le retour de Pierre pour la lui annoncer. Plus raisonnable que les deux jours précédents, car Hortense avait besoi


