Dans la cuisine, il rejoignit Guillaume, déjà attablé. Il mangea de bon appétit, il avait faim. Le pain était dur, mais il s’en contenta, car il savait que d’autres en manquaient. Puis il passa le début de la matinée au casernement, à faire le point sur les travaux les plus urgents. Une équipe allait monter sur le toit de la caserne, car il y avait des fuites, sans doute des tuiles cassées ou déplacées. Des fenêtres étaient en mauvais état, les chambranles endommagés, des carreaux brisés, des parties en bois pourries. Il mit ses talents de menuisier à la réparation de ces fenêtres. Avec des moyens dérisoires, mais beaucoup de patience et un vrai savoir-faire, il s’activa jusque vers dix heures. Il n’avait pas vu le temps passer, complètement plongé dans sa mission, comme pour tenter d’oub


