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Le lendemain de la mort brutale de Marco Ricci, un ciel gris et lourd pesait sur Marseille, ses nuages bas étouffant la lumière vive qui avait baigné la ville les jours précédents. À l’Évêché, l’atmosphère était tendue, les couloirs du commissariat bruissant de murmures et de pas précipités. La nouvelle de l’assassinat de Ricci avait atteint le tribunal en fin de matinée, et le juge Fournier, un homme austère aux cheveux blancs et au visage creusé par des années de verdicts, avait convoqué une audience d’urgence pour réévaluer l’affaire de Catherine Dubosc. Dans la salle d’audience, une pièce aux murs beige délavé et aux bancs de bois usés, l’air sentait le papier jauni et la sueur, un mélange oppressant sous les néons vacillants. Navarro et Lopes étaient présents, assis au fond, leurs vi

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