Chapitre 32 : La Naissance des Princesses Point de vue : Lise Martin La douleur était une lame de fond, un ouragan bien plus puissant que celui que nous avions vécu sur l'île. Dans la suite privée de la clinique Vaugirard, le temps semblait s'être arrêté. Entre deux contractions, je serrais la main d'Alexandre à lui briser les os, mes hormones me faisant passer d'une vulnérabilité absolue à une rage de guerrière. — Alexandre... si tu me dis encore une fois de respirer... je te jure que je demande au médecin de t'anesthésier à ma place ! hurlais-je, les cheveux trempés de sueur, le visage pourpre. — Je ne dis plus rien, Lise. Je suis là. Je ne bouge pas, répondit-il d'une voix calme, bien que je voie l'inquiétude brûler dans ses yeux bleus. Mon caractère capricieux s'effaçait devant l'


