#MA_PATRONNE - Part XVIII
c'était le genre de voyage qui te fait passer plus de la moitié de la journée sur le lit et qui te donne des maux partout au réveil. Je ne dormais pas sur mes deux oreilles sans quoi j'aurai pu être debout au premier bruit de ma porte. Il a fallu plusieurs coups avant que je ne me retourne sur mon lit en grognant avec une voix somnolente:
_ Je viens. Dans mon petit boxer, et recouvert d'un long pyjama blanc, je me dirigeai vers la porte les pas lourds. J'ouvris légèrement la porte et je vis une jolie demoiselle vêtue de chemise blanche et une jupe noire. Elle était belle, des cheveux long avec une très bonne odeur.
_ Bonjour monsieur. Me dit-elle avec une voix fine et un beau sourire.
_ Oui bonjour, que puis-je pour vous ? Dans un premier temps, je pensais qu'elle était là pour un massage. Cela me ferait un grand bien quand même.
_ C'est pour vous de la part de madame. Ce n'est qu'à ce moment que j'ai remarqué le plat qu'elle tenait entre ses mains.
_ Ah d'accord. Posez-le sur la table s'il vous plait. Elle rentra et je la vis s'avança vers la table. Elle avait toutes les potentialités adéquates pour plaire avec un derrière convainquant.
_ Elle m'a donné un petit mot pour vous. Elle me remit un petit bout de papier sur lequel il était inscrit : « Rejoins-moi sur le balcon après ».
_ Merci à vous. Elle acquiesça avec un joli sourire avant de fermer la porte derrière elle.
Après un bon bain, je passai à table pour le petit déjeuner. Omelette accompagné d'un pain, plus un peu de café, il n'y avait pas mieux pour bien débuter la journée.
Je montais vers le balcon en me précipitant. Peut-être que nous avions du travail ce matin qui sait?
À l'entrée, je vis madame Yvonne, elle avait une longue robe transparente qui ne cachait pas son slip et ses seins. Assise sur une chaise les pieds posés sur la table devant elle, elle contemplait le paysage en apportant à ses lèvres le jus de fruit qu'elle tenait.
_ Bonjour madame. Vous m'avez appelé. Dis-je l'air gêné en fixant le sol.
_ Assieds-toi à côté de moi. J'obéis
_ Alors que penses-tu de tout cet endroit?
En réalité, ce que je pensais de cet endroit n'était pas sûr mais ce que je pensais de ses seins nus placés sous cette robe transparente était magnifique.
_ C'est joli madame.
_ Détend toi Henri, appelle moi simplement Yvonne, nous ne sommes que deux ici. Loin de ta maison, loin du bureau, tu n'as rien à craindre. Si je t'ai fait venir ici, c'est profiter du bon moment, seuls, toi et moi isolés loin du reste du monde.
Je commençais par voir clair. Ce voyage d'affaires me réservait vraiment pas mal de surprise.
_ Que dirais-tu qu'on aille causer dans la chambre? Je restai focaliser sur ses lèvres pendant qu'elle me parlait.
_ Je préfère qu'on reste ici si cela ne vous dérange pas bien sûr. Je devais me débarrasser de toutes pensées pour rester concentrer sur ce qui nous a emmenés à cet endroit. J'essayais de garder ma distance avec elle juste par précaution et par amour à Christine qui me manquait terriblement à ce moment précis.
_ D'accord, si tu le dis mais je pense bien qu'on aurait plus d'intimités dans la chambre que sur le balcon, tu ne penses pas ? Elle portait toujours son jus de fruit à la bouche avec un air tellement calme et ce qui m'inquiétait, c'est qu'elle était tellement sûre d'elle. Sacrée femme cette dame.
_ Plus d'intimités vous dites? Sur le balcon, nous étions seuls, les uniques spectateurs étaient les oiseaux qui chantaient au-dessus de nous et qui s'inquiétaient peu de nous alors pour moi, je trouvais que le balcon nous offrait l'intimité nécessaire pour parler.
Elle approcha sa chaise de la mienne et je la fixai l'air anxieux. Elle posa sa main fraiche sur mon visage tout en le caressant avec douceur. Je luttais contre l'envie et le désir de me laisser faire. Je pris sa main avec doute et je l'arrêta.
_ Tu n'as pas envie de moi? Sa franchise et sa spontanéité étaient des caractères que je convoitais beaucoup. Elle était toujours directe et disait toujours les choses telle quelles.
_ Je...
_ C'est une question dichotomique soit c'est oui, soit c'est non. Aussi simple. J'avais la possibilité de dire oui et de mettre fin à tout ce cinéma mais après ? Parfois, certaines décisions sont difficiles à prendre mais quand on réussit à les prendre, on aura sans doute la paix du cœur. J'avais peur et elle le sait. L'emprise qu'elle avait sur moi la rendait toujours forte que mes décisions.
_ Ce n'est pas le cas madame mais j'ai...
_ Tu as peur, compléta-t-elle, je te comprends parfaitement mais regarde autour de nous, ici nous ne sommes que deux alors autant profiter du bon moment ensemble que de penser aux conséquences qui ne viendront peut-être jamais. Tu sais, la plupart du temps, on regrette plus les actes qu'on n'a pas commis que ceux qu'on a commis, alors le choix te revient.
_ Je préfère la chambre. Dis-je pour répondre à sa proposition de tout à l'heure.
A suivre très bientôt...